Le Qatar ou la politique, Sarkozy devra-t-il choisir?

Le Parisien – Olivier Beaumont – 14.03.2013
Peut-on être ancien président de la République, envisager « un jour peut-être » un éventuel retour en politique et prendre, en attendant, la direction d’un fonds d’investissement étranger, en l’occurrence du Qatar ? C’est en tout cas la délicate question posée à Nicolas Sarkozy. Et à laquelle François Bayrou, qui demande des clarifications au nom de la « morale d’Etat », attend une réponse.

France's President Nicolas Sarkozy greets Qatar's Emir Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani upon his arrival at the EU-Mediterranean summit in Pari

Le président du MoDem fait écho aux récentes révélations du « Financial Times », affirmant que l’ex-locataire de l’Elysée aurait reçu la proposition de prendre la tête d’un fonds souverain qatarien de 500 M€ pour investir dans des pays émergents. Information « ni confirmée ni démentie » par son entourage, où l’on précise juste qu’il « recevait beaucoup de propositions, mais qu’il ne s’était pour le moment engagé dans aucune d’entre elles ».
100_5301D’autres, à sa place, se sont pourtant posé moins de questions en devenant de vrais business men, comme l’anglais Blair (l’homme politique le mieux payé au monde selon le magazine américain « People With Money ») et l’Allemand Schröder. Mais, à la différence de Sarkozy, eux ont clairement indiqué qu’ils arrêtaient la politique. S’il acceptait une telle mission, Nicolas Sarkozy deviendrait « l’obligé d’un pays étranger qui a une stratégie d’Etat d’implantation en France », a assuré hier Bayrou sur France Inter. « Ce qui est délicat, c’est qu’un tel scénario poserait forcément la question du conflit d’intérêts avec ce pays s’il revenait un jour en politique », admet de son côté un ténor de l’UMP.
MAM balance (Le Canard Enchaîné 13/02/13)
Quand, sur le perron de la place Beauvau, entre 2002 et 2007, Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, parlait dans une cohue indescriptible, la tête émergeant d’une forêt de caméras, il n’y avait pas que celles des télés. Pour faire plus riche à l’écran, il y avait aussi les caméras maison bidon. Celles-ci « étaient destinées à véhiculer une image de futur président qui monopolise l’intérêt des médias« .
C’est ce qu’écrit Michèle Alliot-Marie, qui occupa elle aussi la place Beauvau, dans le livre de souvenirs qu’elle vient de publier… en attendant son « Guide du routard » sur la Tunisie ?

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