Outre-mer: les députés s’attaquent à l’alimentation dans les îles

Boursorama – 27/03/2013 –
Ce mercredi à l’Assemblée, une proposition de loi défendue par la députée guadeloupéenne Hélène Vainqueur-Christophe vise à réduire les inégalités dans les produits vendus en Outre-mer par rapport à la métropole. Aliments plus sucrés, dates de péremption allongées: les outre-mer sont traités différemment par des firmes agroalimentaires. Explications :
Aux Antilles, plus d’un tiers de la population souffre de surpoids. Et le nombre de diabétiques est jusqu’à 3 fois plus élevé qu’en métropole. La faute aux habitudes alimentaires, mais pas seulement : les produits comme les yaourts ou les sodas contiennent 20 à 150% de sucre en plus que les mêmes produits commercialisés en métropole.

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Jean-Marie Marius – Nutritionniste : « Il n’y a pas la même quantité de sucre dans les aliments que l’on retrouve en Guadeloupe, à la Martinique, en Guyane, en particulier, parce que nous avons la canne à sucre. Et, parce que nous avons la canne à sucre, les industriels ont décidé que nous étions en addiction au sucre. Nous sommes peut-être addicts au sucre, justement parce que nous en avons une consommation importante. »
Autre inégalité : la date limite de consommation : par exemple, pour un yaourt vendu en métropole, la date de consommation ne doit pas dépasser 30 jours. Mais en outre-mer, pour le même yaourt, la date est repoussée à 60 jours.

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Jacky Biollet- Directeur d’une grande surface : « Je pense que cela a été fait compte-tenu du transport qui est quand même de 7 000 kms et les industriels ont pensé que, pour un nombre de jours qui nous restaient à la vente, il fallait rajouter 30 jours!… »
La proposition de loi examinée aujourd’hui vise à supprimer ces inégalités qui frappent les consommateurs ultramarins. mais pour la ministre de la Santé, c’est d’abord un problème de santé publique.

 

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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