Livre : Un nouveau monde en marche

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« Un Nouveau Monde en marche » : Vers une société non-violente, solidaire et écologique
De  Etienne GODINOT  et  Laurent MURATET
Préface de Stéphane Hessel. Avec la collaboration d’Akhenaton, Christophe André
Editions Yves Michel / Collection : Société civile
ISBN : 978 2 36429 016 7 / Format : 14 x 22 cm / Nb de pages : 432 / EUR 20,90
L’agriculture et les menaces de crises alimentaires, la misère de centaines de millions d’êtres humains, l’empreinte écologique des sociétés industrielles, la perte de la biodiversité, le brevetage du vivant : voici des sujets gravissimes bien peu traités par la classe politique… Cet ouvrage de synthèse à plusieurs voix présente l’état du monde et les grands défis du troisième millénaire : l’écologie, la lutte contre la misère et le mal-développement, la nécessité d’un nouveau type de développement et d’une nouvelle civilisation. Il met en valeur le concept de non-violence appliquée aux problématiques contemporaines : l’économie, l’écologie, le changement individuel et collectif.Les questions du réapprentissage des valeurs de la vie, de la revalorisation du travail manuel, de l’altruisme, de la transformation personnelle indissociable du changement sociétal et des moyens de cette transformation personnelle (la vie dans l’instant présent, la méditation, le yoga, l’art, l’apport des traditions spirituelles, la spiritualité laïque) sont autant de thématiques abordées. Un livre dense, à lire au fil des jours, en y piochant des inspirations et des idées pour se donner de l’énergie. Un livre fort qui parle à la raison, mais aussi au cœur avec des raisons d’espérer et de s’engager.
Avec les interviews et participations d’Akhenaton, Christophe André, Thomas d’Ansembourg, Pascal Biteau, Bernard Boisson et Claire Carré, Philippe Desbrosses, Dominique Bourg, Louis Campana, Carine Dartiguepeyrou, Marc Dufumier, Jean-Baptiste de Foucauld, Gaël Giraud, les représentants indigènes Haru Kuntanawa et Ninawa Kaxinawa, Eric Julien, Nicolas Mounard, Jean-Marie Muller, Gaïa Orion, Jean-Marie Pelt, Solen A.M.K Penchèvre, Pierre Rabhi, Mathieu Ricard, Denys Rinpoché, Edouard Rousseau, Patrice Sauvage, Marc de Smedt, Annick de Souzenelle, Sjoerd Wartena, Jean Ziegler, Jean-Marie Pelt, Matthieu Ricard.
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CLES  –  février/mars 2013 – Chronique de Marc de Smedt

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Dans un monde violent, il est important de réfléchir au concept de non-violence qui ne se limite pas à l’image cent fois vue de manifestants pacifiques couchés sur le sol et dégagés manu militari. La philosophie de la non-violence se base sur le refus de toute pensée, toute institution, toute action qui porterait atteinte à la vie ou à la dignité d’autrui : il y a de quoi faire ! on pourrait aussi la définir par la règle d’or commune à toutes les sagesse : « Ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent. »
Gandhi considérait la non-violence comme une lutte contre l’injustice, mais sans visée de vengeance et avec, au contraire, une volonté de réconciliation et de reconnaissance mutuelle. Ces principes, si simples, sont pourtant mis à mal dès qu’un antagonisme survient. Dans les conflits qui divisent le monde, des plus petits – en famille, au boulot, entre amis – aux plus grands, le seul vrai problème n’est pas la notion de conflit (il est normal de ne pas être d’accord sur tout), mais plutôt cette absence de respect et d’écoute de l’autre. Il y a dans nos psychologies, comme une sorte de vice de forme qui fait que l’être humain et le groupe dont il fait partie se croient investis d’une vérité unique, supérieure à ceux d’en face.
Une bonté transcendante, incarnée, manifestée en actes, tout simplement, c’est de cela dont nos temps maquent.

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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