Belgique – : Quoi faire de l’électricité éolienne produite en mer du Nord, si elle n’est pas consommée ?

Univers-Nature 25/03/2013

En Belgique, une île pour stocker l’énergie éolienne

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 Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, c’est peu dire que l’atome n’a plus la cote. Dans de nombreux pays, les gouvernements annoncent une dépendance moindre à l’énergie nucléaire dans les années à venir, prévoyant ça et là la fermetures d’installations parfois vétustes.
 La Belgique n’échappe pas à la tendance globale, et la presse locale a fait état l’année dernière de « milliers d’anomalies » dans les cuves des deux centrales de Doel 3 et de Tihange 2.
Les énergies renouvelables apparaissent alors comme une solution alternative largement crédible, sur laquelle les pouvoirs publics belges semblent miser gros, puisqu’il ambitionne de multiplier par 6 les capacités de production de ses champs éoliens en mer du Nord d’ici 2020. Le pays devra cependant faire face à un sérieux problème : l’électricité éolienne produite en mer du Nord, si elle n’est pas consommée, n’est pas stockée et est perdue.
C’était sans compter sur le plan de Johan Vande Lanotte, le ministre chargé de la Mer du Nord (oui, ce poste existe) qui a dévoilé un projet d’île capable de stocker l’énergie produite et de la redistribuer quand la production faiblit, ou quand la demande explose : « Il s’agirait d’une sorte d’île circulaire, un grand ‘donut’ posé sur le sable. A l’intérieur, il y aurait un grand puits ». Le dispositif devrait être construit à 3 kilomètres au large de la ville de Wenduine, présenterait un diamètre de 2,5 km, et émergerait de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer. Pourquoi là-bas, précisément ? Parce que d’ici quelques mois, il devrait y avoir pas moins de 170 éoliennes actives réparties dans 3 champs de production.
Cette île, comment fonctionne-t-elle ?
Elle fonctionne sur le système des Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), et présenterait en son centre un put de 30 mètres de profondeur, rempli d’eau. Quand l’électricité produite par les éoliennes est supérieure à la demande énergétique, elle vient alimenter des pompes qui vident alors le puits de son eau pour la restituer à la mer du Nord. Et quand les éoliennes faiblissent ou que la demande augmente fortement, des vannes s’ouvrent, et l’eau de mer vient à nouveau remplir le puits, non sans être passées par d’immenses turbines qui produisent de l’électricité.
Si le projet et la technologie utilisées semblent séduisants, il va cependant falloir prendre son mal en patience, puisqu’une telle structure ne sera pas construite en quelques semaines. Ca tombe bien, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire belge pourrait bien autoriser la relance des deux centrales suspectes citées en début d’article, si les nouveaux tests s’avèrent concluants.
Attendez, on est certain que c’est une bonne nouvelle ?
Benjamin . 25/03/2013

éolienne sup

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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