Belgique – Qui est l’animateur le plus arrogant ? / Zemmour, Bouvard, Barthès, Ardisson,… Ces faux impertinents !

La Libre be. S. Lag.  05/04/2013
alalibre bearthur-2554508_123L’animateur des Enfants de la télé en prend pour son grade.
Certains classements font la fierté des personnalités qui y figurent. Cette fois, le verdict rendu par le magazine Stratégie va plutôt donner des envies d’anonymat à des célébrités du petit écran. Et les heureux élus sont…
Dans la catégorie de l’animateur le plus antipathique, c’est Arthur qui décroche la première place. Un trophée qu’il aurait sans aucun doute volontiers laissé à Benjamin Castaldi qui arrive en deuxième position. Laurent Ruquier a aussi la malchance de se retrouver dans le top 3.
L’animateur des Enfants de la télé en prend pour son grade. Il a également été élu le plus arrogant, avec 21 % des voix. Il se retrouve devant Christophe Dechavanne et Benjamin Castaldi.
Ce dernier n’est pas en reste et se retrouve affublé du titre de l’animateur le plus ennuyeux. Nikos Aliagas et… Arthur, encore lui, sont également cités par les téléspectateurs.
Du côté des femmes, c’est Laurence Boccolini qui est jugée la présentatrice la plus froide. Un classement dans lequel apparait aussi Carole Rousseau.
Enfin, dans la catégorie ringard, c’est Patrick Sébastien qui rafle le titre d’animateur le plus démodé.
Voilà un palmarès que les principaux intéressés ne risquent pas d’étaler dans leur CV…

alalibre be Luc Ch

  La Libre be.  04/01/2013  Hubert Heyrendt

Luc Chatel dénonce les faux impertinents dans un petit essai jubilatoire !

Pieds dans le Plat
Selon « Le Petit Robert », un tartuffe désigne un « hypocrite qui couvre ses vices du masque de la vertu ». Le journaliste Luc Chatelà ne pas confondre avec l’ancien ministre de l’Education de Nicolas Sarkozy -, qui fut notamment rédacteur en chef de « Témoignage chrétien » de 1997 à 2011, a décidé dans « Les tartuffes du petit écran (*) » de se payer quelques-uns des plus beaux exemples qui pullulent dans le paysage médiatique français.
A travers neuf portraits au vitriol documentés – l’auteur a visiblement passé des centaines d’heures devant la télé et à lire les ouvrages de ses victimes -, Chatel dénonce le règne de l’ironie obligée, du cynisme forcené, bref, de la dérision.
A longueur d’heures de programmes qui se veulent drôles et impertinents, se font toujours entendre les mêmes voix, celles d’une caste médiatique qui, sous ses dehors de grande liberté, exprime au fond le plus grand conformisme. Si la plume de Chatel est acerbe, elle est en effet cruellement juste quand il démasque l’hypocrisie de ces chroniqueurs, éditorialistes, journalistes, animateurs qui, au lieu d’apporter un regard acéré sur l’actualité politique et économique, s’arrêtent sur l’accessoire, le dérisoire…
Chatel montre ainsi comment, à longueur de chroniques sur RTL et dans les colonnes du « Figaro », Eric Zemmour peut continuer à jouer les victimes de la pensée unique alors même qu’il est l’une des voix les plus écoutées de France ! De même, il démonte son alter ego féminine Natacha Polony, qui chasse sur les mêmes terres réactionnaires et qui lui a succédé chez Ruquier, en montrant que celle qui se bombarde spécialiste de l’école dans différents ouvrages est totalement déconnectée de la réalité du monde de l’enseignement, à l’abri dans un établissement privé…
Quant à Franz-Olivier Giesbert, il suffit à Chatel d’énumérer ses différentes casquettes : directeur du « Point », membre de plusieurs jurys littéraires, romancier, présentateur sur France 3… Ce qui lui laisse encore le temps de promener sa chevelure argent sur les plateaux télé. Chatel revient notamment sur son incroyable sortie dans « Des paroles et des actes » à la vieille du 1er tour de la présidentielle, où il avait tout simplement jeté aux orties les « petits candidats ». Un bel exemple de démocratie pour celui qui a, sa carrière durant, su s’arranger avec les gouvernements au pouvoir. Un coup à gauche, un coup à droite…
Cette incapacité à remettre en cause le système en place parcourt tout le livre. Jeune bobo sympathique, Yann Barthès fait-il autre chose dans son « Petit Journal » quand il éructe contre le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon qui a refusé à ses journalistes pipoles d’assister à une de ses rencontres avec des travailleurs, alors qu’il ne se plaint pas que les portes des meetings de Hollande ou de Sarkozy lui restent closes ? Tandis que, sur le plateau du « Grand Journal », on a pu voir toute la profession faire bloc (Michel Denisot, Ariane Massenet et Jean-Michel Apathie) pour clouer au pilori le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui osait simplement remettre en cause « les éditorialistes de bazar […] qui ne connaissent plus rien des Français ».
Bref, voilà une lecture saine qui ouvre les yeux sur des idoles médiatiques qui, parfois malgré eux, agissent en chiens de garde d’un système économico-politique qui leur permet de (très bien) vivre, sans jamais le remettre en cause.
(*) « Les tartuffes du petit écran. De Thierry Ardisson à Eric Zemmour, le bal des faux impertinents », publié chez Jean-Claude Gawsewitch (206 p., env. 18 €).

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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