Une poule comme « composteur sur pattes », l’idée gagne du terrain

L’écolomag N°34 – mars/avril
poule_2Une poule dans son jardin, dernier must écolo ?
Barsac, en Gironde, a rejoint la liste croissante des communes distribuant des poules à leurs habitants, une garantie de réduction drastique des déchets, d’œufs frais quotidiens et d’un certain goût d’enfance. Impatientes, quelques 150 familles et des bambins aux yeux brillants ont récemment pris livraison d’une paire de gallinacés lors d’une « cérémonie d’adoption » festive sur la place du village, moyennant 2 euros, une charte d’adoption dûment signée et quelques conseils de base aux « parents poule », urbains pour beaucoup.

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Pour le maire, Philippe Meynard, l’arithmétique est simple : une poule, charognard avéré consomme 150 kilos de déchets alimentaires par an. Mille poules, comme cette Communauté de Communes (CDC) de Podensac va en offrir cette année, ce sont 150 tonnes de déchets en moins et quelques 15 000 euros économisés sur l’incinération. «Enfant, j’avais des poules chez mes parents. Et aujourd’hui, j’en ai quatre dans mon jardin.»
Ces derniers mois, Pincé (Sarthe), Mandres-les-Roses (Val-de-Marne) et l’agglomération de Besançon (Doubs), entre autres, ont lancé des expériences similaires. aucune, toutefois, à l’échelle de la Communauté de Communes de Podensac. « Cela reste marginal, mais ce n’est pas du tout farfelu, c’est un excellent moyen de réduction des déchets, aux côtés d’actions de masse comme le compostage individuel », diagnostique Jean-Louis Bergey directeur de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) en Aquitaine.
Bientôt une poule dans chaque jardin ?
Pour ceux vivant en appartement, Barsac a déjà la parade : un « poulailler communal », où les habitants viendront apporter leurs déchets et récupérer les œufs. Voilà une idée simple, qui peut répondre avec brio aux problèmes que causent aujourd’hui les déchets alimentaires !

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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