Christine Lagarde ne voit pas d’alternative à l’austérité !

L’Expansion/ L’Express – 02/05/13
Au lendemain des manifestations contre les politiques de consolidation budgétaire, la patronne du Fonds monétaire international (FMI) ne croit pas à l’augmentation des emprunts, du déficit, ou d’un plan de relance sans moyens.
3170178_3_bca6_la-directrice-generale-du-fmi-christine_45fa5b63f25e7cb5bf8b131578c95d2aLa directrice générale du FMI Christine Lagarde est en Suisse pour participer à un « mini-Davos ».REUTERS/Stephen Jaffe/I
autruche-dessinUne alternative, quelle alternative? Au lendemain des manifestations anti-austérité du premier mai, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé ce jeudi qu’il n’y avait pas d’alternative à la politique de consolidation budgétaire.
Selon elle, il n’est pas possible de recourir davantage à l’emprunt, ni de « refaire » du déficit, ni de faire une politique de relance, qui n’aurait pas les moyens financiers adéquats.
dessin-dette-ecrasanteDans cette interview de 15 minutes, visible sur le site internet de la RTS, Christine Lagarde ajoute que « la situation est difficile » et qu’il faut à la fois observer « une discipline budgétaire » et « favoriser les éléments de croissance », afin de promouvoir les « investissements et l’emploi ». Mais pas forcément au même rythme pour tous les pays. « Certains pays doivent tenir le rythme, d’autres peuvent ralentir », a-t-elle dit, en citant le cas de la Grèce qui a obtenu un délai supplémentaire pour rembourser ses crédits.
Trois groupes de croissance
Elle décèle « trois types de vitesses dans le monde »: les pays émergents, suivis par un deuxième groupe qui commence à renouer avec la croissance -et dont font partie les Etats-Unis, la Suède et la Suisse- et enfin la zone euro avec le Japon qui « peinent à retrouver le chemin de la croissance« .
Interrogée sur l’Allemagne, la directrice du FMI a estimé que ce pays est en « train de récolter les fruits de sa politique ».
Christine Lagarde participe en ce moment au symposium de Saint-Gall, une sorte de « mini-Davos » qui réunit des décideurs internationaux chaque année dans l’université de cette petite ville du nord-est de la Suisse.

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