Vivre un an sans Internet

aelise Bar
Il y a quelques années, notre consœur journaliste du Monde.fr Elise Barthet avait fait l’expérience de se couper totalement d’Internet pendant un mois.

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Son record est désormais battu par l’Américain Paul Miller, cofondateur du média high-tech The Verge, qui s’est lancé comme défi de ne pas utiliser le Web pendant toute une année. Une mission d’autant plus difficile que son métier tourne autour de la Toile…
 Pendant un an, donc, l’Américain âgé de 26 ans a coupé sa connexion wi-fi et remisé son smartphone au placard. Il n’a pas non plus consulté ses courriels ni les réseaux sociaux. Déconnecté du réseau le 30 avril 2012 à 23 h 59, il raconte aujourd’hui son expérience sur le site The Verge.
 Pour justifier son sevrage virtuel, Paul Miller explique qu’il pensait à l’époque que le Web diminuait sa productivité, « corrompait son âme ». Son objectif : se reconnecter au monde réel. Les premières semaines de déconnexion se déroulent bien : sa concentration s’améliore, il perd du poids en faisant du vélo, consacre plus de temps à ses proches, écrit des lettres et parvient enfin à lire jusqu’à la dernière page des ouvrages comme L’Odyssée, d’Homère. Mais, a posteriori, il prend conscience qu’il avait tort. Au fur et à mesure de l’expérience, le cobaye se découvre de nouveaux vices.
« Au lieu de transformer mon ennui et mon manque de stimulation en apprentissage et en créativité, je me suis tourné vers la consommation passive et le repli social, écrit-il. Une douzaine de lettres par semaine peuvent se révéler aussi oppressantes qu’une centaine d’e-mails par jour. »
 Le 1er mai à minuit, Paul Miller s’est enfin remis à Internet. Il se dit conscient du risque de voir ses mauvaises habitudes émerger à nouveau. Mais « au moins, je serai connecté », conclut-il
Le Monde 06/05/2013

apaul Miller

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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