Trop cher le bio ?

Du gratuit L’Ecolomag – mai/juin 2013 – France Guillain
boutique-fermeeDepuis quelques années, « C’est pas cher » est devenu un leitmotiv, la première qualité mise en avant par tout les publicitaires, la devise même des gros distributeurs. C’est pas cher semble être devenu la première motivation d’achat. On se précipite vers les soldes sans se demander comment les propriétaires de magasins arrivent à équilibrer leurs comptes, et, d’ailleurs beaucoup de petits commerçants ferment boutique. Maintenant, via Internet, ce sont les magasins les plus grands qui reculent à leur tour, après avoir étouffé le petit commerce. La fermeture du Virgin Mégastore est en un bel exemple.
En serrant les prix de plus en plus, les créateurs de tout genre, les artisans, les petits entrepreneurs sont spoliés puis étranglés, bien souvent au bénéfice des réseaux d’intermédiaires en distribution. Parmi eux se trouvent les petits producteurs bio. Les seuls qui sont à même de nous garantir une alimentation de proximité de qualité. Des exploitations que nous pouvons visiter, où nous pouvons mêmes faire nos courses. Capables de fournir les magasins bio sérieux, dignes de ce nom.
Il faut savoir, par exemple, que le producteur de petit épeautre bio doit travailler 6 fois plus que le gros producteur de blé conventionnel pour le même gain. Le petit épeautre devrait donc coûter 6 fois plus cher que le blé, mais aucun client n’est prêt à payer ce prix ! Même en perdant les deux tiers de son travail, le paysan entend encore « C’est trop cher » !
Alors, comment faire pour gérer son budget ?
La réponse est simple : quand on mange bio, on mange AUTREMENT. On achète des légumes, des céréales, des légumineuses, des fruits au poids, non transformés. Et on fait la cuisine soi-même. On consomme au moins 80% de végétaux chaque jour.
Et on arrêt  de se plaindre sans cesse que tout est cher en alimentaire. Car c’est faux. En bio, on ne jette rien. On peut manger les fanes des radis, toutes le feuilles vertes de la salade. On n’ôta pas le trognon de pomme en jetant une partie de la chair.On mange la partie verte des côtes de bettes, on mange les tiges de persil, la partie verte des poireaux : tout ça est plein de vitamines et de sels minéraux.
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Que se passe-t-il si l’on donne la primauté aux prix bas ?
A vouloir toujours moins cher, on voit les réglementations européennes sur le bio s’adapter aux prix bas, avec une détérioration évidente de la qualité du bio, visible dans les grandes surfaces Le poulet bio de grandes surfaces a eu beau manger du grain bio, sa chair est molle et ses os fragiles, ce qui n’est pas le cas des poulets bio des petites exploitations.
A force d’exiger du moins cher, nous aurons bientôt nous aussi des lasagnes fourrées de raclures d’os, de tendons et de nerfs broyés, mais garantis bio ! Nous aurons aussi des légumes et des fruits amendés au lisier humain, avec antibiotiques, hormones et pesticides, car on ne prendra pas seulement les eaux usées des mangeurs bio ! Tout cela est en route en ce moment pour satisfaire les inconditionnels du pas cher ! Est-ce bien cela que nous voulons ?
Tout produit de qualité a un prix, le prix du travail, de la conscience professionnelle, de l’amour de la Nature et du respect des autres, ne l’oublions pas, la qualité de nos aliments et de ceux de nos petits-enfants en dépend !
En vous souhaitant de vous régaler !

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A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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