Festival ManiFeste 2013 de l’Ircam du 29 mai au 30 juin 2013 – les  » Arts du temps « 

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 Festival international et académie pluridisciplinaire, rendez-vous de la création et de l’émergence à Paris, ManiFeste-2013 replace la musique au centre des « arts du temps » (théâtre, danse, cinéma, arts numériques…). L’Ircam réunit pendant un mois, compositeurs et interprètes, metteurs en scène, acteurs, vidéastes, chorégraphes, danseurs, tous protagonistes d’une intrigue temporelle intégrant la technologie. À l’affiche, Gisèle Vienne et François Verret, l’opéra Aliados de Sebastian Rivas, un portrait de Yan Maresz, la figure du compositeur Heinz Holliger, la présence de la voix et de la percussion…
ManiFeste-2013 : le journal de l’artiste, le montage du réel.

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 Le Monde  30/05/2013

 Festival et Académie ManiFeste 2013

Véritable vitrine de l’Ircam, l’Institut de recherche et de coordination acoustique/musique, la deuxième édition à Paris du festival ManiFeste réunit en un mois – du 29 mai au 30 juin – et dans neuf lieux les « arts du temps » que sont le théâtre, la danse, les arts numériques et la musique, sans doute le plus emblématique d’entre eux. Une centaine de compositeurs, musiciens, metteurs en scène, acteurs, vidéastes, chorégraphes et danseurs partagent leurs affinités avec le monde de la technologie.
Avec sa fière majuscule érigée en porte-étendard, ManiFeste proclame qu’il a toujours mis le « F » – la fête et le feu – au coeur d’un projet pluridisciplinaire résolument ouvert aux interprètes. Un programme riche en croisements, découvertes, créations : parcours « poético-phonique » du compositeur suisse Heinz Holliger, portrait en pied de l’iconoclaste « ircamien » Yan Maresz, pièces nouvellement nées de Philippe Schoeller et Mauro Lanza, première d’Aliados, « opéra du temps réel », de Sebastian Rivas – les retrouvailles londoniennes de Margaret Thatcher et de son ex-allié des Malouines, le dictateur chilien Augusto Pinochet, au soir de leur vie.
Fulgurances chorégraphiques de Gisèle Vienne, guerres métaphoriques de François Verret, ce festival convoque aussi les pianistes et la musique de chambre, la voix des percussions, les percussions de la voix. Un colloque de trois jours, « Postérité, devenir, oubli : l’oeuvre du numérique », s’interroge : que sera le futur de notre mémoire ? L’irradiante soprano canadienne Barbara Hannigan, atout charme de la musique contemporaine, y répond au présent, en reine des métamorphoses.
Marie-Aude Roux

Le numérique, passeport vers l’oubli

Gisèle Vienne, ou quand la danse se fait magie noire

Heinz Holliger : « Toute bonne musique travaille sur les limites »

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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