Affaire Tarnac – le secret-défense bientôt levé ? / Retour sur l’affaire : Il y a deux enjeux

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Rue 89 – 31/05/2013 Camille Polloni | Journaliste extraits

 Ecoutes illégales à Tarnac : le secret-défense bientôt levé ?

C’est l’affaire dans l’affaire de Tarnac. A l’origine de la mise en examen pour terrorisme de dix personnes soupçonnées d’avoir saboté des voies TGV, en 2008, il existe un fort soupçon d’écoutes illégales.
Pour savoir s’il est fondé, la juge d’instruction de Brive-la-Gaillarde Cécile Lasfargues, chargée de ce volet de l’affaire, avait demandé en février dernier la déclassification de plusieurs documents secret-défense.
L’avis de la Commission consultative de la défense nationale vient d’être publié au Journal officiel : il est favorable à sa requête.
Il y a deux enjeux : savoir s’il y a eu instrumentalisation des écoutes administratives à des fins judiciaires, et si la rédaction de la demande d’interception porte la marque d’une complaisance dans la fabrication de cette instrumentalisation.
Au-delà, il s’agit de savoir si Michèle Alliot-Marie n’a pas voulu faire adouber une extension de la notion de terrorisme contraire à toute la doctrine nationale et internationale. On regrette de ce point de vue une déclassification partielle du verbatim, dont l’exégèse exhaustive aurait été indispensable.’
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Retour sur l’affaire
En 2008 et 2009, 10 personnes que la police présente comme des « membres de la mouvance anarcho-autonome », dont Julien Coupat, sont arrêtées dans l’enquête sur le sabotage de lignes SNCF. Elles sont mises en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
Depuis, les mis en examen et leurs avocats soulignent les incohérences du dossier et contestent le rôle de la DCRI dans cette affaire. En 2012, le juge d’instruction Thierry Fragnoli, très contesté par la défense, se dessaisit de l’affaire. Une autre magistrate antiterroriste est chargée du dossier, toujours à l’instruction.
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A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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