La compétence des citoyens et du peuple

Diktacratie – 3 juin 2013 – Cédric Bernelas
peuple-2En démocratie, les prises de décisions cruciales devraient être le fruit de référendums et non expropriées par une poignée de spécialistes élus ou non. Déjà notre Constitution, ce texte ou est garanti le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, que tous négligent à tort, devraient être rédigée par des citoyens investis, concernés, tirés au sort et inéligible par la suite…  Il faut un texte clair et compréhensible par tous, nous protégeant des abus de pouvoir, établissant par exemple le référendum d’initiative populaire comme droit démocratique fondamental, ou encore refusant le droit régalien de création monétaire à des organismes privés.
Tous les hommes répondent de prime abord à leurs intérêts.
Ainsi tout gouvernement n’ambitionne qu’à satisfaire cet impératif. S’il est de nature oligarchique son but sera de se maintenir au pouvoir tout en laissant croire aux gouvernés que l’on s’occupe d’eux.
Mais alors, toujours dans cette perspective, si le pouvoir était vraiment démocratique, qui mieux que le peuple pourrait pourvoir à ses propres exigences ? Porté, par exemple, par des panels de citoyens tirés au sort, l’intérêt ne deviendrait-il pas réellement public !
Apparemment non : comme d’habitude on nous rétorque les mêmes excuses, les mêmes insultes : c’est impossible dans l’absolu, c’est trop complexe, le peuple n’a pas la compétence suffisante !
6109-democratie-2,bWF4LTY1NXgwCeux qui prétendent cela se sont dévoyés dans la servitude volontaire ou pire : ils  appartiennent déjà potentiellement à une classe dirigeante et n’aspirent pas à partager. Ils légitiment ainsi tous les substituts ou intermédiaires d’autant plus qu’ils sont fiers de les servir ou qu’ils espèrent rapidement en devenir… Mais qu’est ce que la compétence si ce n’est la capacité à résoudre des problèmes quand ils se présentent à nous ? Ne peut-on d’ailleurs pas définir le citoyen par sa compétence politique à s’accorder, là où il vit, avec les autres ?
Ainsi le  pouvoir serait débarrassé de toute représentation oligarchique.
En bref : une souveraineté populaire où le bien public coïnciderait avec l’intérêt commun et où chacun, alors directement concerné et libre d’expression, pourrait mieux s’investir dans l’organisation de l’endroit où il vit. Un pouvoir partagé par tous donc, qui deviendrait une force collective capable de changer les choses dans l’intérêt général.
Assemblée constituante, tirage au sort, rotation des mandats, égale participation à la vie politique, dialogue sur les réalités publiques, obligation de rendre des comptes sur ses charges, rôle centrale des conseils et comités populaires. Les pauvres auraient ainsi l’autorité sur les plus aisés du fait de leur supériorité numérique et parce que le principe méritocratique serait récusé. Plus de confiscation du pouvoir par des experts faussement disparates dans des partis paravents. Autrement dit fin de la professionnalisation de l’activité politique au profit d’un véritable pouvoir du peuple.

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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