Grèce : fermeture de l’ERT, réactions en chaîne

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Le Monde 13/06/2013
Le verrou a sauté de manière abrupte. Mardi soir, sans concertation ni vote préalable au Parlement, les autorités grecques ont annoncé la fermeture de la radio-télévision publique (ERT), qui emploie près de 2 700 personnes. Le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, a justifié sans sourciller cette mesure drastique, arguant que l’ERT, avec ses effectifs pléthoriques, représentait un « paradis du gaspillage » (The Globe and Mail). Et d’indiquer qu’à l’heure où le peuple grec, anémié par la crise, consent de douloureux sacrifices il n’est plus loisible de tolérer certaines « vaches sacrées », rapporte CNN.
 En s’engageant sur cette voie étroite et politiquement risquée (I Kathimerini), le gouvernement de centre droit conduit par Antonis Samaras répond à la pression de ses bailleurs internationaux, à savoir la « troïka » (FMI-UE-BCE), qui plaide en faveur de coupes claires dans la fonction publique, explique le Wall Street Journal.
 Mais la tâche est ardue, la plupart des emplois gouvernementaux étant protégés par la Constitution, précise le NY Times. Au sein de l’opinion, comme parmi les syndicats, l’initiative du pouvoir hellène – « digne d’une dictature », selon L’Avenir – a suscité mercredi de vives réactions de protestation et des appels à la grève générale.

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Dans la banlieue nord d’Athènes, des milliers de personnes ont affiché leur soutien à l’ERT devant son siège, promettant de « résister », témoigne El Pais. La même humeur combative était de mise chez les salariés licenciés, note I Khatimerini. Journaliste à The Nation, Maria Margaronis dénonce une attaque en règle contre « la liberté d’expression ».
Est-ce le début de la fin ? Pour elle, en tout cas, « le fait de tuer le messager est, dans les tragédies, le signe que la situation est mauvaise ».

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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