Jean-Claude Juncker, europhile dans la tourmente

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Le Monde 12/07/2013
Dans son pays comme à l’extérieur, il incarnait une stabilité à toute épreuve. Ministre depuis trente ans, chef du gouvernement depuis dix-huit : une longévité à faire pâlir d’envie les autres dirigeants européens.
 Mercredi soir, pourtant, à l’issue de sept heures de débat au Parlement luxembourgeois, le premier ministre chrétien-démocrate du grand-duché, Jean-Claude Juncker, « s’est résolu à la démission de son gouvernement », relate L’Essentiel Online – une « première depuis la seconde guerre mondiale ».
En cause, les attaques de plus en plus cinglantes sur sa « mauvaise gestion » du service de renseignement (SREL), accusé d’écoutes illégales, de corruption et de malversations.
Sous la pression de ses détracteurs, M. Juncker, censé rester en fonctions jusqu’en 2014, a fini par s’incliner, non sans « se défendre bec et ongles » ni se départir de son « inaltérable sens de l’humour », précise Le Soir.
La défection des sociaux-démocrates, ses alliés au gouvernement, a ouvert une brèche difficilement réparable, explique la BBC. Des élections anticipées devraient se tenir en octobre ; un scrutin auquel M. Juncker participera et qui pourrait le ramener au pouvoir, estime le WSJ.
 « S’il a perdu une bataille, il n’a pas encore perdu la guerre », renchérit Le Quotidien, soulignant que sa popularité « demeure grande ». Le NY Times lui reconnaît en tout cas une indéniable stature. « Bien qu’il vienne d’un pays de 539 000 habitants, il est devenu l’une des figures politiques européennes les plus en vue de ces dernières années en tant que président de l’Eurogroupe [2005-2013]« , glisse le quotidien. En cas de revers dans les urnes, ce « super Européen » pourrait être tenté de travailler à Bruxelles. D’autant que la présidence de la Commission européenne et celle du Conseil européen seront ouvertes à l’automne 2014…

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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