Lobby : ces élus de la République qui marchent à l’énergie nucléaire

France Info – 29/08/13 –
C’est un petit groupe de députés qu’on appelle dans couloirs de l’Assemblée les « apparentés EDF »… Ils sont à la Une de Libération qui les rebaptise dans son gros titre « les élus du nucléaire ». S’appuyant sur un rapport de Greenpeace, Libération a enquêté sur ces relais de la filière de l’atome au Parlement. Ils s’appellent Hervé Mariton, ou Christian Bataille au PS, au total une trentaine de députés et sénateurs.

Pour Libération, avec les industriels du secteur, ils font partie des vrais patrons du nucléaire français. Tous ont dans leur circonscription des installations nucléaires et donc des emplois à défendre. Une carte électorale qui recoupe la carte de l’atome en France.

Des élus qui monopolisent le travail parlementaire sur la question nucléaire, malgré ce que Libération considère comme des liaisons dangereuses avec EDF ou Areva. Pour François Sergent dans Libération, c’est au minimum une confusion des rôles et de dangereux court-circuits quand les intérêts de ces géants industriels ne sont pas les mêmes que ceux de la France et des Français.
Challenges.Fr – 29/08/13

Centrale nucléaire (SPIEGL/PHOTOWEB/SIPA)

Centrale nucléaire (SPIEGL/PHOTOWEB/SIPA)
Libération livre jeudi 29 août une enquête exclusive sur les « accointances de certains députés » avec les grandes entreprises du secteur de l’énergie. Au total une vingtaine de députés qui jouent les courroies de transmission zélées du lobby nucléaire. Pour cela, le quotidien s’est appuyé sur un rapport de Greanpeace sur l’influence du lobby nucléaire en France. Un dossier pour le moins électrique et très sensible !
Au premier rang, Arnaud Montebourg et Bernard Cazeneuve. Les deux ministres font partie des membres du gouvernement très à l’écoute des intérêts nucléaires hexagonaux. Et pour cause. Areva emploie 1.300 personnes en Saône-et-Loire, le département du ministre du Redressement productif. Quant au ministre du Budget, il était surnommé par les écologistes le « député Cogema ». C’est lui qui a fait retirer de l’accord PS-écologistes le passage concernant la filière MOX. Un épisode qui avait fait grand bruit au moment des présidentielles.
« Les apparentés EDF »
nucla-aire-2Il y a ensuite les parlementaires. « A l’Assemblée nationale, on les appelle ‘les apparentés EDF’: de grands défenseurs des intérêts de l’industrie nucléaire ». A l’image du député PS du Nord Christophe Bataille, « bête noire des écologistes depuis 1990 », date à laquelle il planche sur le stockage des déchets radioactifs. Ou bien du sénateur UMP de l’Orne, Jean-Claude Lenoir, qui organise chaque année « les rencontres parlementaires de l’énergie nucléaire ». Ou bien le député UMP Patrick Ollier, auteur d’un amendement favorable aux énergies à faibles émissions de gaz à effet de serre dans les constructions neuves, et par conséquent à la filière nucléaire. Et que dire du député UMP de l’Oise François Michel-Gonnot, fondateur du club pro-nucléaire « Energie et développement et patron de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.
Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, et François Brottes, porteur de la proposition de loi sur la tarification progressive de l’énergie font également partie des défenseurs acharnés du nucléaire, même si ce dernier s’en défend, explique le quotidien. « Ces élus trustent les commissions parlementaires qui s’occupent de développement durable et d’énergie. Mais là où ils ont la main, c’est à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques » (OPECST) », le « bras armé du lobby nucléaire » selon ses détracteurs.
Bien souvent cette carte électorale recoupe celle des sites nucléaires présents sur le territoire national (voir la carte interactive faite par Greenpeace). Pour Greenpeace, ces élus sont « les vrais décideurs de la politique énergétique française » et du coup ils empêchent toute réflexion efficace sur la transition énergétique ou le recours aux énergies renouvelables.

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