Ministre du Redressement productif, Montebourg s’en prend à la « mauvaise finance »

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Arnaud Montebourg a comparé jeudi la finance au cholestérol, en disant qu’il y en avait « une bonne et une mauvaise », dans une intervention au Bourget, la ville où François Hollande l’avait dénoncée pendant la campagne présidentielle
« La finance, c’est comme le cholestérol. Il y a la bonne et la mauvaise », a déclaré le ministre du Redressement productif, à l’occasion de l’annonce de la relocalisation de Chine en France d’une partie de la production de Solex électriques de la société Easybike, dont le siège se trouve précisément dans cette ville de Seine Saint-Denis.
Devant les employés de la société, le ministre du Redressement productif a fait un clin d’oeil au « discours du Bourget bien important sur ce sujet » de François Hollande en janvier 2012, quand le candidat socialiste avait affirmé que la finance était son « adversaire » dans un discours qui a marqué sa campagne électorale.
Il s’en est ensuite pris aux banques qui ont refusé de soutenir le projet de relocalisation de Solex et a saisi l’occasion pour saluer le soutien de la Banque publique d’investissement (BPI) qui a apporté un prêt de 1,3 millions remboursables à la société Easybike.
Cette relocalisation se traduira par la création de 25 emplois, principalement à Saint-Lô (Manche).
« Ici (avec Solex), il s’agit de la bonne finance », s’est-il exclamé devant les employés de l’entreprise. « Ce qui m’intéresse, c’est que vous fassiez un groupe qui exporte, qui multiplie par dix son chiffre d’affaires, qui multiplie par dix ses employés (…) », a-t-il ajouté.
« La BPI ne se fait pas d’argent sur le dos » de Solex, a-t-il assuré, avant d’aborder le dossier de « la mauvaise finance » et de dénoncer « le secteur bancaire » qui « a d’autres occupations, comme spéculer sur les marchés ou gagner de l’argent facilement dans le +trading+ à haute vitesse ».
Il s’en est pris nommément à BNP Paribas et à Société Générale. Il a d’abord souligné que « l’accès au capital » (les taux pratiqués) à la BPI est de 4%, alors qu’à la BNP il oscille entre « 7 et 12% ».
« Et si vous allez à la Société Générale, n’en parlons même pas, parce qu’ils doivent payer les parachutes dorés des dirigeants », s’est-il emporté.
Pour conclure, il s’est déclaré « très fier » que la « BPI fasse une concurrence déloyale au secteur bancaire »
TV5MONDE Le Bourget (France) (AFP) – 05.09.2013 © 2013 AFP

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