Pour l’économiste Paul Krugman, Standard and Poor’s reproche surtout à la France d’augmenter les impôts des plus riches plutôt que de les baisser …

SudOuest.fr 11/11/2013
Infliger des souffrances aux pauvres » : ce que voudrait Standard and Poor’s

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Pour l’économiste Paul Krugman, Standard and Poor’s reproche surtout à la France d’augmenter les impôts des plus riches plutôt que de les baisser
Paul Krugman :  « Ne considérez pas cette dégradation comme la preuve qu’il y a vraiment quelque chose de pourri dans la situation de la France. Il s’agit bien plus d’idéologie que d’une analyse économique solide. » (AFP)
 « La France a commis le pêché impardonnable de devenir responsable sur la dette sans infliger de souffrance aux pauvres ».
L‘agence de notation financière Standard and Poor’s a dégradé la note de la France de AA+ à AA. Alors qu’on s’interroge encore sur les effets réels de cette dégradation,  voici que le prix Nobel d’économie en 2008, l’américain Paul Krugman (sa fiche wikipédia) vole au secours de François Hollande.  « C’est de l’idéologie », affirme-t-il.
 « Je suis désolé mais quand Standard and Poor’s se plaint du manque de réforme, il se plaint en fait de ce que Hollande augmente, plutôt que baisse, les impôts sur les plus hauts revenus, et qu’il n’est pas assez favorable, de façon générale, au libéralisme pour satisfaire les principes du forum de Davos. »
Sur son blog du New-York Times (certains extraits sont traduits par Courrier international),  Paul Krugman avertit : « Ne considérez pas cette dégradation comme la preuve qu’il y a vraiment quelque chose de pourri dans la situation de la France. Il s’agit bien plus d’idéologie que d’une analyse économique solide. »
Pour l’économiste, rien n’étaye cette dégradation :  « Je vous livre un vilain petit secret de plus. Que savons-nous vraiment des réformes économiques qui engendreront la croissance, et du volume de la croissance en question ? La réponse est : pas grand-chose ! Des gens, dans des institutions comme la Commission européenne, parlent avec beaucoup d’assurance de réformes structurelles et des merveilles qu’elles accomplissent, mais les indices à l’appui de cette assurance sont bien maigres. »
 Sud-Ouest 06/11/2013
L’ancien directeur du Fonds monétaire international a mis les pieds dans le plat. Pour le professeur de sciences économiques Pascal Kauffmann, cette vision est pessimiste mais pas irréaliste

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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