Stop au traité TAFTA : Les citoyens européens exigent la transparence alimentaire !

Les engraineurs – collectif citoyen
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11.2013 / LETTRE AUX EURODÉPUTÉS
Le 31 oct. la Commission Européenne a abandonné, SOUS LA PRESSION DE LOBBIES de l’agro industrie, l’idée de rendre OBLIGATOIRE UN ÉTIQUETAGE indiquant la COMPOSITION DE LA VIANDE dans les plats cuisinés. Le collectif citoyens les Engraineurs vous propose ce modèle de lettre en français et en anglais et invite tous les citoyens européens à adresser ce courrier (adapté si besoin) à leurs eurodéputés ! Copiez + collez + envoyez !
LES CITOYENS EUROPÉENS EXIGENT LA TRANSPARENCE ALIMENTAIRE !
En février 2013, suite au scandale de la viande de cheval dans les plats cuisinés, le Président de la République François Hollande engageait sa parole auprès des consommateurs français : « je veux que, à terme, il y ait un étiquetage obligatoire sur les viandes qui sont insérées dans les produits cuisinés », réclamant aux industriels que « le consommateur puisse être informé de la provenance des produits qu’il consomme ».
Ce 6 novembre, un article du Canard Enchainé révèle qu’une fois de plus notre droit de connaître la nature exacte des aliments consommés est nié, puisque les lobbies de l’agroalimentaire ont obtenu le rejet de la proposition européenne d’étiquetage obligatoire sur l’origine et la composition de la viande introduite dans les plats cuisinés.
Il est consternant de constater combien une chose qui paraît tellement évidente – savoir ce que l’on achète, ce que l’on consomme – puisse être ainsi balayé au nom du secret des affaires et du profit. Ce constat ne vaut évidemment pas seulement pour la viande des plats cuisinés mais plus largement pour l’étiquetage, la nature et la provenance de tous les produits disponibles à la consommation !
Ce message s’adresse à vous tous, politiques élus démocratiquement, députés européens, qui êtes en charge de faire valoir nos droits : trouvez-vous normal qu’un citoyen ne puisse pas savoir de quoi est composé ce qu’il achète pour se nourrir ? Que comptez-vous faire pour que nos droits cessent d’être bafoués par des lobbies uniquement soucieux de leurs intérêts commerciaux ? Combien faudra-t-il encore de scandales sanitaires pour que vous agissiez ?
Dans l’attente de vous lire.
Citoyennement
Collectif citoyen les Engraineurs
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On October 31st, the European Commission, UNDER PRESSURE FROM AGRIBUSINESS LOBBIES, abandoned the concept of making LABELING indicating the COMPOSITION OF THE MEAT in ready-made meals mandatory. Collective  citizens’ movement les Engraineurs proposes this letter template to you in French and English and invites all European citizens to send this letter (adapted accordingly) to their European Parliament Members! Copy, paste & send!

EUROPEAN CITIZENS WANT FOOD TRANSPARENCY

In February 2013, after the scandal concerning horsemeat found in prepared meals, French President François Hollande gave his word to French consumers: “I want there to eventually be mandatory labeling on meats used in ready-made products”, calling on industries to “allow consumers to be informed on the origins of the products they consume”.

This November 6th, an article in the Canard Enchainé revealed that once again, our right to know the exact nature of the foods we consume has been denied, since the agribusiness lobbies have succeeded in getting the European bill for mandatory labeling on the origin and composition of meat used in ready-made meals rejected.

It is disturbing to see how much something so seemingly basic as to know what we’re buying and what we put in our mouths can be brushed aside in the name of trade secrecy and profit. This obviously does not only apply for meat in ready-made meals, but more generally, for all packaging, ingredients and sourcing of all consumer products.

This message is especially addressed to you, the democratically elected politicians and European deputies in charge of defending our rights: Do you think it’s normal for a citizen to be kept from knowing the composition of what she buys to feed her family? What are you planning to do to stop our rights from being trampled by lobbies solely concerned with their commercial interests? How many health scandals will be needed for you to finally take action?

Concerned citizens are looking forward to hearing from you,

Collective citizens’ movement les Engraineurs

w27t08.2013 / LETTRE À S. LE FOLL
Monsieur le ministre,
Comme nombre de nos concitoyens nous nous interrogeons à propos des négociations engagées, sans débat démocratique, pour un accord de libre échange entre les Etats-Unis et la communauté européenne, d’autant que nous connaissons les dégâts causés par d’autres traités de ce type, l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) pour n’en citer qu’un.
Nous avons bien pris compte de votre communiqué du 15 juin 2013 qui dit : « En ce qui concerne les « préférences collectives » (OGM, promoteurs de croissance, décontamination chimique des viandes, et clonage animal), la France a obtenu la préservation des acquis européens et la non-remise en cause des législations nationales. » (2)
Par la très bonne analyse du journaliste Thierry Brun pour le journal indépendant Politis dans l’article « Marché transatlantique UE-Etats-Unis : le mandat explosif de la Commission européenne » (1), nous avons été informé de la question du règlement des différents entre investisseur privé et état, à propos de laquelle votre gouvernement a été mis en garde par la Commission des affaires européennes au Sénat.
Nous avons aussi pu lire les craintes de Raoul Marc Jennar « On va au-delà de ce qu’exigent les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les droits de propriété intellectuelle, sur l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), sur la déréglementation, sur les pratiques administratives, sur l’agriculture. Il s’agit en fait de créer un marché commun qui sera soumis à un organe d’arbitrage contraignant sur le modèle de l’Organe de règlement des différends de l’OMC. Un pas de géant sera franchi vers la dépossession de notre destin, un recul de plus, considérable, de la démocratie, dont ne profiteront que les firmes américano-européennes. C’est la fin de tout espoir d’une Europe européenne ».
De plus, nous avons pris connaissance des réserves émises lors de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement dans un rapport publié en avril. « En 2012, le nombre de différents entre investisseurs et États soumis à l’arbitrage international a battu un nouveau record, montrant une nouvelle fois la nécessité d’engager un débat public sur l’efficacité de ce mécanisme et la manière de le réformer. 518 différends investisseur-État ont été recensés en 2012, impliquant des millions de dollars et sapant, dans de nombreux cas, des politiques démocratiques. »
Sur la base de ces informations, notre question est très simple : combien la préservation de nos « préférences collectives » (par exemple OGM, promoteurs de croissance, décontamination chimique des viandes, et clonage animal) nous coûtera-t-elle (nous c’est bien notre état, et donc nos impôts) une fois le TAFTA (accord de libre échange transatlantique) signé, si la procédure d’arbitrage bilatérale* était mise en place dans le cadre de ce traité de libre échange.
Citoyennement.
Collectif citoyen les Engraineurs
(1) http://agriculture.gouv.fr/Accord-UE-USA-Stephane-Le-Foll-a
(2) http://www.politis.fr/Marche-transatlantique-UE-Etats,22537.html
07.2013 / ENGRAINONS LE PRÉSIDENT
ziqhhttps://www.facebook.com/events/1386216054930134/
Monsieur le Président de la République,
Au vu de la réduction des budgets de l’écologie (-7%) et de l’agriculture (-5,4 %) pour 2014 et comme l’a rappelé Madame Batho, il semble juste de penser que « la question écologique n’est pas la priorité du gouvernement ». Ce sujet est pourtant crucial et votre décision inquiétante pour l’avenir de la Terre et des générations futures. Néanmoins, dans l’idée d’être cohérent avec votre positionnement je m’interroge : puisque vous assumez le fait que la question écologique n’est pas une priorité (le programme Ambition Bio n’a d’ambitieux que le nom), pourquoi ne pas supprimer dès à présent le ministère de l’écologie ? Cela permettrait d’alléger considérablement et efficacement le budget 2014 ; qu’en pensez-vous ?
Vous aurez sans doute perçu l’ironie de mon propos. Sérieusement maintenant : chaque jour de nouvelles études indépendantes mettent en lumière les conséquences sanitaires et environnementales de l’agriculture chimique, sans compter les conséquences sociales (des millions de petits paysans qui vont nourrir les bidonvilles du monde). Grâce aux lanceurs d’alerte nous savons quels intérêts ont permis a cette agriculture d’être promue en Europe ; nous connaissons les arguments fallacieux de ses promoteurs et nous, citoyens, ne sommes pas dupes !
Pollinis affirme avoir « recensé à ce jour 47 études scientifiques menées à travers le monde dont les conclusions alertent sur les effets toxiques des pesticides systémiques neurotoxiques sur les abeilles et autres pollinisateurs sauvages comme les bourdons, les abeilles sauvages et les papillons. »Semences paysannes rappelle que « des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. » Selon eux la cause en est le poids de l’industrie semencière, qui depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques ». Comme nombre de citoyens cela m’inquiète beaucoup pour le futur : si les abeilles et les variétés traditionnelles disparaissent, que mangerons nos enfants ?
D’autre part, selon le site du ministère de l’agriculture « le recensement agricole comptait en France en 2010, 604 000 chefs d’exploitations et co-exploitants agricoles. Un peu plus d’1 million de personnes participant régulièrement à l’activité des 514 800 exploitations agricoles françaises, DOM inclus. Entre 2000 et 2010, les exploitations se sont agrandies et leur nombre a diminué de 26%. Le nombre d’exploitants a diminué de 21%. » Rappelons qu’en 1945 notre pays comptait 10 millions d’actifs agricoles ! L’agro écologie que nous promouvons nécessitera un retour vers les métiers agricoles et la mise en place de formations ; inverser cette tendance permettra de lutter contre le chômage et de réinvestir les campagnes désertées. Lançons dès à présent une campagne de communication intitulée : « Paysan, un métier d’avenir ! »

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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