Limoges – Mort de l’écrivain Moussa Konaté

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 Disparition  du grand écrivain malien Moussa Konaté

L’écrivain et intellectuel malien, auteur de « L’Afrique noire est-elle maudite ? », s’est éteint samedi à son domicile de Limoges, où il vivait depuis 1999.

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L’écrivain et éditeur malien Moussa Konaté, qui s’était tourné vers le polar dans ses derniers romans, est décédé samedi à Limoges (Haute-Vienne), à l’âge de 62 ans, a annoncé lundi Gallimard, éditeur de certaines de ses « enquêtes du commissaire Habib » dans la série noire.
Né en 1951 à Kita, au Mali, ce grand intellectuel et ambassadeur de la culture malienne à l’étranger, diplômé en lettres de l’Ecole normale supérieure de Bamako, a enseigné la littérature plusieurs années avant de se consacrer à l’écriture.
Il a publié son premier roman en 1981, fondé une compagnie de théâtre et créé les éditions du Figuier en 1997, tournées particulièrement vers la littérature jeunesse afin de faire connaître le visage réel de l’Afrique aux jeunes du monde entier, loin des clichés. Outre le français, le Figuier publie également des ouvrages en langues maliennes (bambara, soninké, sonraï, tamaschek, peul).
Pendant dix ans, de 2001 à 2011, il codirigea aussi avec Michel Le Bris le « Festival Etonnants voyageurs au Mali », à Bamako, qui a fait connaître de nombreux écrivains africains, dont Alain Mabanckou.
Auteur notamment de l’essai « L’Afrique noire est-elle maudite? », où il interrogeait les maux de son , Moussa Konaté faisait aussi découvrir le Mali à travers ses romans policiers tels « L’Assassin du Branconi » suivi de « L’Honneur des Keita » (2002), « L’Empreinte du renard » (2006) ou « La malédiction du Lamantin » (2009), et le personnage récurrent du commissaire Habib.
Moussa Konaté avait également créé à Limoges, où il était venu en résidence en 1990 et vivait en partie, les éditions Hivernage, à la fois maison d’édition et diffuseur/distributeur du Figuier en France et en Europe.
François Hollande a appris « avec peine » la disparition de ce romancier, éditeur, essayiste qui a « consacré toute sa vie à mieux faire connaître son pays, le Mali » et dont toute l’oeuvre a été animée par « la soif de comprendre l’Afrique et de la faire comprendre », selon un communiqué de l’Elysée.
« A Limoges, sa ville d’adoption, au festival des francophonies, mais aussi grâce au Festival +Etonnants voyageurs au Mali+ il s’est attaché à développer les ponts entre la France et l’Afrique », a encore souligné le chef de l’Etat.
 TV5 Monde PARIS, 02 déc 2013 (AFP) – 02.12.2013 © 2013 AFP

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