Tendance – En ville : la poule est un formidable moyen de recycler ses déchets organiques. Conseils

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Basse-cour en ville, la nouvelle tendance

C’est le dernier chic urbain: avoir quelques poules dans son petit carré d’herbe, ramasser au saut du lit des œufs frais et avoir sous la main un bout de nature à expliquer aux enfants.
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C’est le dernier chic urbain: avoir quelques poules dans son petit carré d’herbe, ramasser au saut du lit des œufs frais et avoir sous la main un bout de nature à expliquer aux enfants.

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« On le sent depuis cinq ans mais ça s’accélère très fort depuis trois ans », explique Pierre-Alain Oudart, chef de produit « basse-cour » pour les jardineries Truffaut.
Rien qu’en 2013, les ventes du rayon ont progressé de 90% sur un an; et celles de poules de 50% avec 40.000 volailles vendues.

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« Cette tendance témoigne d’un retour aux sources, d’une envie de faire soi-même; d’avoir des œufs de bonne qualité et de pouvoir faire de la pédagogie avec les enfants », analyse-t-il.

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Une présentation par le site web Farmili à Paris de poulaillers le 16 janvier 2014 afp.com – Jacques Demarthon
Et preuve de l’engouement, un jeune entrepreneur lyonnais, Ghislain Journé, vient de lancer un site de e-commerce spécialisé sur le sujet: http://www.farmili.com. Il y propose des « fermes individuelles » clés en main et aussi des poulaillers ultra-design Made in France, avec peinture laquée aux couleurs pastel. Leur coût: près de 700 euros tout de même.
Les prix varient du simple au double mais on peut s’équiper à partir de 250 euros, pour: un poulailler, trois poules (l’effectif moyen), la mangeoire, l’abreuvoir, la litière et l’alimentation.
Pour quelques euros de plus, Ghislain Journé conseille aussi de prendre des œufs en plâtre factices qui « stimuleront la ponte », et des cagettes en bois, « très appréciées » des gallinacés.
Les acheteurs sont la plupart de jeunes parents ou des gens plutôt aisés, concède Pierre-Alain Oudart pour ne pas dire des « bobos » qui vivent en zone urbaine ou péri-urbaine.

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Beaucoup choisissent la petite poule rousse, celle des livres pour enfants. Mais les deux stars, selon Truffaut, sont des poules d’ornement, « néanmoins bonnes pondeuses »: la poule soie avec son beau plumage et la poule de Pékin, un petit gabarit tout en rondeurs.
Poule composteuse

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Pour se lancer, mieux vaut un jardin. « Une poule a besoin de gratter dans la terre, de se balader, et sur un balcon, il y a en plus les nuisances aux voisins », explique le spécialiste.
Si de plus en plus de foyers s’équipent, c’est aussi parce que certaines collectivités poussent à s’y mettre. Car la poule est un formidable moyen de recycler ses déchets organiques (épluchures, restes, même les coquilles d’huîtres): elle peut consommer jusqu’à 150 kilos de déchets alimentaires par an.
Ces derniers mois, Pincé (Sarthe), Mandres-les-Roses (Val-de-Marne), l’agglomération de Besançon (Doubs) ou Barsac (Gironde) s’y sont par exemple mises, proposant des poules à adopter gratuitement ou moyennant une petite participation.
Quelque 160 ménages vont bientôt accueillir deux poules (pour deux euros) dans le sud-ouest de la banlieue parisienne. C’est l’organisme de collecte et traitement des déchets, Sivom Vallée de l’Yerres et des Sénarts, qui est à l’origine de l’initiative. Les « adoptants » doivent juste s’engager à ce que les deux poulettes ne finissent pas dans leur assiette, indique un porte-parole.
Mais attention, « si vous voulez vos cinq œufs par semaine (et par poule), il ne faut pas abuser des déchets et leur donner aussi un bon mélange de graines », prévient Pierre-Alain Oudart.
D’autres animaux de la basse-cour investissent aussi les jardins: les lapins, canards (pour la décoration) mais le phénomène concerne surtout les poules.
A ce titre, l’Ordre national des vétérinaires formule plusieurs recommandations: observer les règles d’hygiène classique (lavage des mains, entretien) mais surtout empêcher les poules de rentrer dans la maison et éviter que les enfants ne se mettent à quatre pattes près d’elles.
« Les poules peuvent transmettre certaines maladies à l’homme et en particulier à l’enfant, comme l’ornithose-psittacose, la gale des pattes ou l’aspergillose », détaille Bruno Naquet, vétérinaire en Charentes.
Et sans vouloir être alarmiste, il rappelle quand même que la grippe aviaire a pu se transmettre de l’animal à l’homme en Asie du Sud-Est en raison de la présence de poules dans les habitations.
 TV5MONDE Paris (AFP) – 17.01.2014 – Par Sandra LAFFONT © 2014 AFP

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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