Climat – L’ancien maire de New York avait fait de la réduction du réchauffement climatique l’une de ses priorités. Ban Ki-moon lui a demandé de devenir son envoyé spécial.

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De  » roi de New York  » à  » M. Climat « , Michael Bloomberg a sauté le pas. Il fallait oser, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé au milliardaire et philanthrope américain de 71 ans de devenir son envoyé spécial pour les villes et le changement climatique.
Michael Bloomberg,  » M. Climat  » de l’ONU
Avec l’homme d’affaires et ancien maire de New York à ses côtés, le patron des Nations unies compte notamment convaincre les maires des grandes villes et les entreprises de se mobiliser contre le réchauffement climatique.
 » Le maire@MikeBloomberg sait comment s’y prendre pour faire avancer les choses. Nous avons besoin de plus de leaders comme lui, ici aux Nations unies « , a posté l’ambassadrice américaine Samantha Power sur son compte Twitter, peu après l’annonce de cette nomination surprise, vendredi 31 janvier.
L’actuel président du conseil de direction du groupe C40 sur le climat, un réseau regroupant les maires de grandes villes déterminées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, a également reçu les félicitations du secrétaire d’Etat américain, John Kerry.
Celui qui s’était engagé, durant ses douze ans de règne à la tête de New York, à en faire l’une des métropoles les plus  » vertes  » du monde, a été mandaté par Ban Ki-moon pour l’aider à  » accroître la volonté politique et à mobiliser l’action des villes «  en vue du sommet sur le climat organisé par l’ONU le 23 septembre à New York.
Lors de ses trois mandats successifs, l’ancien maire avait fait de la réduction du réchauffement climatique l’une de ses priorités. En 2007, alors qu’il tourne le dos au Parti républicain et se déclare désormais  » indépendant « , Michael Bloomberg promet une réduction de 30 % des émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2030 dans sa ville. Sa recette ? Mettre aux normes  » écolo  » les gratte-ciel, planter un million d’arbres, multiplier les pistes cyclables, remplacer les légendaires taxis jaunes par des voitures hybrides et imposer un péage aux véhicules entrant dans Manhattan.
Visibilité et crédibilité
Quand il a passé le relais au démocrate Bill de Blasio en janvier, l’ancien maire avait déjà réussi les deux tiers de son pari : les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 19 % depuis le lancement de son programme PlaNYC 2030. Un résultat qui n’a pas échappé aux pontes de l’ONU, soucieux de faire oublier l’échec en 2009 de la conférence de Copenhague sur le climat.
En recrutant le magnat des médias – et 13e fortune du monde –, l’organisation internationale compte s’assurer visibilité et crédibilité en matière de lutte contre le réchauffement.
C’est après le passage de l’ouragan Sandy sur les côtes new-yorkaises en 2012 – qui avait fait 43 morts et coûté 19 milliards de dollars (14 milliards d’euros) à la ville –, que Michael Bloomberg avait appelé à réélire Barack Obama pour ses positions sur le climat, s’attirant la sympathie des défenseurs de l’environnement. Son premier test en tant que  » M. Climat  » devait avoir lieu mardi 4 février à Johannesburg, lors d’une rencontre du C40 et de l’ONU, dont il sera l’hôte conjoint.
Alexandra Geneste (New York, Nations unies, correspondante) © Le Monde

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