La viande au rabais, c’est encore plus de souffrance inutile pour les animaux

Le nouvel indigné – Bimestriel N°5 – février/Mars 2014 – Aurélie Bordet
Dans un livre terrifiant, intitulé Farmageddon : The true Cost of Cheap Meat (le vrai coût de la viande pas chère), Philip Lymbery décrit en détail les ravages de l’élevage intensif.
Porcelets-e1295523205713Sur les 70 milliards d’animaux (oui, on parle bien de 70 milliards d’êtres vivants) qui sont élevés chaque année dans le monde, dans le seul but d’être tués et mangés, plus des deux tiers sont des animaux de « batterie », c’est-à-dire qu’ils vivent dans des conditions atroces, ne voyant généralement pas la lumière du jour en se marchant souvent les uns sur les autres.
Choisir d’abord la viande des éleveurs qui respectent véritablement leurs bêtes
Ceux d’entre vous qui se fichent pas mal  du sort de ces pauvres bêtes (il en existe sans doute) et tiennenet malgré tout à continuer à consommer énormément de viande devraient savoir qu’on ne bouffe pas impunément du poulet, du bœuf ou du cochon malheureux Car la plupart de ces bestioles sont bourrées de médicaments, que ce soit pour qu’elles grossissent plus vite, qu’elles meurent moins rapidement ou pour quelque autre raison permettant à leurs « éleveurs »  de se faire plus de pognon sur leur dos.
Plus on mage de viande « bas de gamme », plus on tomber facilement malade… Hélas, dans des pays tels que la Chine, où l’on consomme de plus en plus de viande, pour de très mauvaises raisons (essentiellement pour ressembler aux Occidentaux, qui en mangent énormément) les sous-produits sont souvent prioritaires. La Chine, qui est déjà le premier consommateur de viande de porc dans le monde, entend bien en avaler de plus en plus et importer pas mal de charcuteries « made in France » dans les années qui viennent. Pensez  aux dizaines de milliers de gentils cochons qui vont être « créés » et « élevés », souvent dans des conditions lamentables, puis tués pour satisfaire les estomacs de quelques curieux…
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américain obèse
Ceux qui aiment les animaux mais n’ont pas encore renoncé à la viande (nul n’est obligé de la faire) choisissent les bestioles qui ont été « heureuses » avant d’être abattues. Ce n’est pas super compliqué : il suffit d’acheter de la viande chez les éleveurs de taille raisonnable qui respectent leurs bêtes il y a énormément. Le problème, ça va de soi, c’est qu’ils sont un peu plus chers que les autres – mais qui a besoin de manger sans cesse du cadavre d’animal misérable ?
Le New York Times consacrait récemment un long article à la demande, en très forte progression aux États-Unis, d’une viande provenant d’animaux ayant été élevés en plein air et ayant véritablement « profité de l’existence », avant de finir dans nos assiettes. Certains qui n’arrivent pas à se passer de viande et adorent malgré tout les animaux attendent avec impatience la viande « synthétique » qui existera sous peu et nous permettra enfin de renoncer à massacrer toutes ces bestioles innocentes.
Puisqu’elle n’est pas encore disponible, essayons de nous contenter d’un peu de viande « décente », provenant d’animaux n’ayant pas horriblement souffert…
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