Désobéissance agricole – Les risques d’ Emmanuel Giboulot pour avoir refusé de pulvériser des pesticides sur ses vignes de Côte-d’Or (Bourgogne).

Rue 89  21/02/2014 Antonin Iommi-Amunategui | Journaliste

Il encourt la prison pour avoir refusé de polluer ! Une journée avec le vigneron bourguignon qui dit non aux pesticides

La pétition lancée la semaine dernière par l’Institut pour la protection de la santé naturelle (ISPN) a déjà réuni plus de 400 000 signatures
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Emmanuel Giboulot dans ses vignes à Beaune, le 19 février 2014 (AIA/Rue89)
(De Beaune, Bourgogne) Emmanuel Giboulot sera jugé lundi 24 février au tribunal correctionnel de Dijon. Le vigneron de 52 ans risque six mois de prison et 30 000 euros d’amende pour avoir refusé de pulvériser des pesticides sur ses vignes de Côte-d’Or (Bourgogne).
Selon lui, ce traitement préventif obligatoire (décision par arrêté préfectoral suite aux recommandations des instances agricoles locales) contre une maladie de la vigne – la flavescence dorée – était en l’occurrence non seulement inutile, mais surtout dangereux pour l’environnement et les populations.
Lundi, il demandera la relaxe et espère une importante mobilisation citoyenne sur cette question qui relève d’abord, pour lui, de la santé publique.
A quelques jours de son procès, alors qu’une pétition de soutien a déjà réuni plus de 400 000 signatures, rencontre dans ses vignes sur les hauteurs de Beaune.
« Bio » de père en fils depuis 45 ans
arue8902vignes_giboulotLes vignes d’Emmanuel Giboulot ressemblent à un jardin : endormi en ce mois de février, couvert d’un fin tapis d’herbes rases, il pétarade de fleurs et de touffes d’herbes épaisses dès le printemps et jusqu’à la fin de l’été.
Un schéma de culture volontairement plus libre, qui a mis des années à se mettre en place dans sa famille :  Dans les années 50, mon grand-père maternel avait compris que l’avenir se jouerait dans les appellations. Il voulait acheter à Pommard mais il est tombé malade, il fumait trop.
Mon père, ensuite, a eu une ferme en polyculture, avec une vigne qui subsistait. A la fin des années 50, il était le premier dans la commune à utiliser les désherbants, les engrais. Il testait des produits chimiques… Un jour, il a fait le choix d’arrêter cette agriculture dite moderne.
Fin des années 60, il se met donc à appliquer une méthode d’agriculture biologique. C’était très dur, parce qu’il y avait peu de références, pas de conseil indépendant, et une forme d’enfermement dans la méthode. En 1978, mon père a repris de l’autonomie et fait évoluer ses pratiques, mais ça a été difficile de maintenir la ferme à flot. »
S’appuyant sur l’expérience de son père, Emmanuel Giboulot a 23 ans quand il se lance à son tour : « En 1985, j’ai eu l’opportunité de reprendre une parcelle de 80 ares sur la montagne de Beaune. Dès que je récupérais une parcelle, je la passais en bio directement. Première parcelle en 1985. Puis, j’ai repris une partie à côté. 38 ares de mieux en 1991. Et 12 ares de blanc que j’ai replanté sur le coteau opposé. 1993, Rully. Puis Côtes de Nuits. 1997, sur la montagne de Beaune, la parcelle des Pierres blanches… Aujourd’hui, j’ai treize vins différents. Je fais 38 000 bouteilles une année normale. »
 Il fera probablement moitié moins en 2012 et 2013, deux millésimes difficiles. Ce qui le mettra dans une situation impossible s’il est condamné à payer une forte amende.
« Le truc à ne pas dire » dans une foule
Si Giboulot se retrouve en première ligne aujourd’hui, ce n’est pas par hasard : « En mai, il y a eu une réunion au lycée viticole de Beaune, l’idée étant d’apporter un éclairage différent sur la problématique de la flavescence. Je suis intervenu pour parler d’approches alternatives dans le Vaucluse.
A un moment, j’ai demandé : “Et si on ne traite pas, qu’est-ce qu’on risque ?” Et ça, c’était le truc à ne pas dire au milieu de 200 personnes. J’ai eu la naïveté de croire que je passerais au travers des contrôles. »
Après un premier report, il sera finalement contrôlé le 30 juillet, un mois après l’arrêté préfectoral qui avait imposé le traitement de l’ensemble des vignobles de la Côte-d’Or : « Il y avait vraiment une volonté de me contrôler. Mais je n’ai pas acheté les produits pour faire semblant, ça n’aurait pas été cohérent. »
Le contrôleur a commencé à passer en revue les différentes installations, le local phyto, le « pulvé »… « Et là, je lui dis : “Je n’ai pas traité – Pardon ? !” Il s’est un peu étouffé : “Là, ça ne va pas aller.”
Il m’a fait signer un premier document et le 3 août j’ai reçu un recommandé. Dans le bas de la page, il y avait une référence au transfert du dossier au parquet. »
Les premiers soutiens : « Ça fait un bien fou »
Le temps passe, les vendanges arrivent, Emmanuel Giboulot fait son job, a la tête ailleurs. Il est convoqué au commissariat de police de Beaune le 5 octobre.
« Il n’y a pas de motif. Je me présente, le policier me dit : “Vous savez pourquoi vous êtes là ? Vous êtes convoqué devant le substitut du procureur de la République.” Je ne pensais pas à ça du tout, du tout.
J’ai commencé à échanger avec les collègues, les structures bio. Ils étaient mal à l’aise parce que, eux, ils avaient appelé au traitement…
C’est les gens de la Capen [Confédération des associations de protection de l’environnement et de la nature, ndlr] qui m’ont dit les premiers : “Monsieur Giboulot, bravo.” Et là, ça m’a fait un bien fou. »
La Capen a rapidement diffusé l’info, puis la presse s’en est saisie. Sophie Chapelle de Bastamag a tiré la première. L’Agence France Presse a ensuite appelé Giboulot, et c’était parti : une couverture média impressionnante, et très vite, beaucoup de soutiens. « Et là on n’est pas seul, enfin. Parce qu’il y a un moment où tu doutes : “Est-ce que c’est moi qui me trompe ? Est-ce que je fais prendre des risques aux autres ?” Plein de questions que tu croyais avoir réglées qui reviennent. »
Une politique de la « peur »
Soulagé de se voir soutenu et son affaire relayée dans les médias, Emmanuel Giboulot n’en est pas moins respectueux de ses confrères. Il ne les « stigmatise » pas, quelle que soit leur obédience agricole, bio ou conventionnelle : « Je n’ai jamais eu une attitude de frondeur vis-à-vis des collègues. C’est par la prise de conscience individuelle que les choses peuvent évoluer, et en aucun cas tel leader qui va donner la direction. Il ne s’agit pas de stigmatiser les uns ou les autres. »
Il déplore en revanche le manque de responsabilisation des viticulteurs. Pour lui, ils n’ont pas tous les éléments en main pour appréhender la situation. On pratique plutôt une politique de la « peur », qui débouche toujours sur le traitement préventif généralisé :
« Il y a eu concertation. Dans chaque village, il y a eu un débat. Sauf que ce débat ne reposait que sur la peur : la peur de la maladie, la peur de la répression… Il y a même un responsable professionnel qui a été capable de dire en public : “Attention, c’est le nouveau phylloxéra !”
Je suis le premier à dire que la flavescence dorée, ça peut être très chiant, dramatique. Mais la solution, ce n’est pas de traiter n’importe comment.
Traitement bio ou pas, le fond du problème c’est que rien n’est fait pour mettre en évidence une interdépendance entre l’apparition de la maladie et les conditions du milieu, les conditions de culture des sols.
Dans notre approche globale [E. Giboulot travaille en biodynamie, ndlr], on considère que la maladie remplit un vide, elle s’exprime parce qu’il y a des déséquilibres, des incohérences dans le système… Est-ce juste ponctuel, lié à nos méthodes de travail ? Est-ce que c’est plus profond, dû à un phénomène de dégénérescence ? Il faut se poser ces questions. Et là, les choses se font sans qu’on se pose de questions. On traite. »
Jean-Michel Aubinel, le président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB) vient d’ailleurs de reconnaître avoir « agi sous le coup de l’émotion ».
Des alternatives aux traitements pesticides
arue8903taille_vignes_emmanuel_giboulot_beauneEmmanuel Giboulot poursuit : « L’idée, c’est de mettre en œuvre un ensemble de choses pour éviter que la maladie ne se développe. C’est la base de notre travail, ça s’appuie sur des équilibres biologiques.
Par exemple, on laisse les contours [des vignes] enherbés, on ne les tond plus. Ce sont des idées qui sont véhiculées par la biodynamie, où on parle souvent de rythmes, d’aller au bout d’un cycle. On dit notamment que c’est important qu’il y ait des fleurs dans l’environnement. »
Se référant à une étude [PDF] évaluant l’impact paysager sur le parasitisme, Emmanuel Giboulot explique en effet que les prédateurs des parasites se nourrissent du pollen qu’il y a dans l’environnement des vignes : « Cette année, je n’ai pas tondu du tout les contours, pour avoir des plantes. Tu as des fleurs jusqu’en août dans ton environnement de vignes, et même au-delà dans les rangs, où il y a des fleurs de fin de cycle. Les fleurs contribuent à un équilibre global en maintenant certains prédateurs dans les vignes. »
C’est « l’omerta complète »

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Emmanuel Giboulot dans son chai à Beaune (AIA/Rue89)
Le problème, c’est que ces tentatives de faire différemment n’ont, selon le vigneron, pas la moindre chance d’être considérées sérieusement. Un blocage dû à une « omerta » généralisée : « J’ai des témoignages de gens à Sauternes qui traitent quatre fois par an et ils ont toujours de la flavescence, toujours de la cicadelle. Et l’impact sur l’environnement et sur la santé ? Il y a des couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfant. Les médecins leur disent : “Changez de région si vous voulez avoir des enfants.”
Francois Veillerette [de l’association Générations futures, ndlr] est venu à la réunion en mai dernier pour présenter les résultats d’une étude sur les résidus de pesticides détectés dans les cheveux des travailleurs et des riverains des vignes. Il n’y a eu aucun retour sur cette intervention. Zéro commentaire de Claude Magnien, directeur au Service régional de l’alimentation (Sral). C’est l’omerta complète.
C’est irresponsable au possible. Qui va assumer les responsabilités dans cinq, dix ans ? Qui va payer demain ? Le directeur du Sral, le sous-directeur, le préfet ? Ils vont laisser une part de leur salaire pour indemniser les victimes des pesticides, de ces traitements obligatoires même quand ils ne sont pas nécessaires ? »
Une direction régionale « fondue de traitement »
Il prône un « temps de réflexion » : « Le Sral va bientôt faire ses propositions pour la prochaine campagne de traitement… On ne doit pas avoir le même comportement si on a quelques pieds flavescents ou s’il y a un foyer avec des centaines de pieds. On revendique aussi un zonage de traitement limité à 500 mètres autour du foyer. Aujourd’hui, l’arrêté ministériel évoque la commune touchée et toutes les communes proches… Chez nous, pour un seul pied touché, ils déclenchent deux traitements.
C’est parce qu’on a un directeur de Sral fondu de traitement. Il reste sur un modèle agricole d’il y a 40 ans. L’écologie, ça lui passe au dessus. Mais il y a des régions où ce n’est pas du tout comme ça, comme le Rhône, parce que le directeur du Sral local fait une interprétation différente…
Les choses ne sont pas simples, c’est pour cette raison qu’il faut prendre le temps de la réflexion, ne pas faire de l’insecticide à tout va. »
De même, Emmanuel Giboulot ne comprend pas que les prises de position « courageuses » du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, ne soient pas suivies d’effets : « Le ministre de l’Agriculture a fait des communications sur l’agroécologie, sur le plan ecophyto. Moi, je fais le constat suivant : on a un ministre qui a une vision courageuse sur l’agriculture, mais derrière rien n’est mis en place sérieusement. Les services de l’Etat, l’administration, restent campés sur leurs positions.
Il est où le blocage ? Je ne sais pas. Ou on considère que le ministre est fourbe et sait très bien ce qui se passe derrière, ou effectivement il n’arrive pas à faire passer le message. »
Mobilisation citoyenne sans précédent
Aujourd’hui, sans l’avoir recherché, Emmanuel Giboulot se retrouve en position de porte-parole, de lanceur d’alertes : « J’espère une mobilisation citoyenne, c’est ce qu’il y a de plus important : que chacun puisse être acteur de ce qui va se passer dans les années à venir.
Le système me semble tellement noyauté… A part une mobilisation citoyenne très forte, je ne vois pas ce qui fera bouger les choses. »
Et en effet, la pétition lancée la semaine dernière par l’Institut pour la protection de la santé naturelle (ISPN) a déjà réuni plus de 400 000 signatures (à en faire crasher le compteur, « en raison du très grand nombre de connexions simultanées »).
Et si l’ISPN n’est pas forcément légitime ou représentatif, la pétition que cette association a eu le flair de lancer rencontre un succès inédit. Auquel on peut ajouter les 80 000 soutiens exprimés sur Facebook. C’est sans précédent.
Procès : « On demande la relaxe »
Le procès d’Emmanuel Giboulot débutera ce lundi 24 février, à 13h30.
Le vigneron est déterminé, plutôt zen même s’il ne sait pas ce qui peut arriver : Le procès d’Emmanuel Giboulot débutera ce lundi 24 février, à 13h30. Le vigneron est déterminé, plutôt zen même s’il ne sait pas ce qui peut arriver : « On demande la relaxe. L’avocat est assez confiant. La prison, ce serait le comble. L’amende, c’est une possibilité… Mais si c’est 30 000, non, je ne pourrai pas faire face. Impossible. Et accepter une amende forte, ça veut dire qu’on accepte la sanction.
C’est un moment fort, il faut garder la tête froide. Mon avocat va argumenter sur les aspects juridiques, et moi je vais exprimer ma position publiquement. Mais je pense qu’il n’y aura pas de décision prise le jour même. »
Sur place, devant le tribunal, on attend aussi une mobilisation physique d’associations, de vignerons et de citoyens solidaires : « Il peut y avoir 50 personnes comme il peut y en avoir 500. Des copains vignerons vont amener des bouteilles, des tables…Il y a des gens qui disent que je me fais un coup de pub. Ce sont de petites irritations de vignerons. Et puis les bio qui ont appelé au traitement, ça les énerve. »
« Quel que soit le résultat, je ferai pression »
Le procès n’est d’ailleurs pas une fin en soi pour Emmanuel Giboulot, qui y voit aussi un levier pour porter plus loin une « autre voix » : « J’attends la fin du procès et son résultat pour communiquer auprès des structures professionnelles. Je pense que c’est le moment d’envoyer un signal fort de la Bourgogne, à s’engager dans une voie plus respectueuse de l’environnement.
Quel que soit le résultat lundi, je ferai pression. Je ferai référence à l’image que ça donne de la région, à la mobilisation citoyenne. »
Le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) semble vouloir prendre les devants : il vient tout juste d’annoncer qu’en 2014 « les traitements [contre la flavescence] seront plus ciblés grâce à la prospection de 2013 par plus de 3000 personnes mobilisées ».
Reste à savoir si ces intentions seront suivies d’effets. Emmanuel Giboulot espère quant à lui une vraie prise de conscience dans le vignoble : « Je ne veux pas donner de leçons, ni qu’on m’en donne. Mais ce n’est pas acceptable qu’on nous considère comme des exécutants, sans se soucier des répercussions sur l’environnement et la santé des travailleurs, des riverains et des consommateurs.
On n’est plus dans les années 70. On ne peut pas avoir d’un côté un plan écophyto, un ministre qui revendique une approche plus responsable des pratiques agricoles, et de l’autre une administration qui oblige à traiter alors que ce n’est pas justifié.
Et si nous, producteurs bio, on n’est pas capables de porter une autre voix, qui va le faire ? »
Sorti de ses vignes de la montagne de Beaune, Emmanuel Giboulot rejoint l’arrière de sa camionnette pour se déchausser de ses bottes crottées. Il se courbe en souriant, me souffle qu’il a hâte de reprendre son vrai métier. Justiciable, c’est un boulot à plein temps.
MERCI RIVERAINS ! Lem87, Lime
 Aller plus loin Sur Rue89 : 90% des vins contiennent des pesticides (et c’est légal)
Sur Rue89 : 300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin que dans l’eau potable
Sur bastamag.net : Pesticides : soutien au viticulteur poursuivi pour avoir refusé de polluer
 Débat à Paris avec Emmanuel Giboulot
Emmanuel Giboulot participera au débat organisé à Paris le 27 avril prochain, dans le cadre du deuxième salon Rue89 des vins.
Le thème de la désobéissance civile (ici appliquée à l’agriculture) sera notamment abordé
Pourquoi il ne fallait pas traiter en Côte d’Or
Emmanuel Giboulot explique : « Sur le département de la Côte-d’Or, on n’avait pas de flavescence connue jusqu’en octobre, où on a détecté trois cas liés à des greffes, sans foyer de contagion. Le traitement généralisé n’était pas justifié. Mais toute la Côte de Beaune et la Côte de Nuits ont dû traiter en 2013. Quand je rentrais le soir, ça empestait les traitements chimiques… Moi, je ne suis pas casse-cou. Si demain on a un foyer qui explose près de chez nous, d’accord. Mais il faut que ça se justifie. »
Voir écouter le témoignage d’Emmanuel Giboulot
 Augustin de Livois
Président de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle
L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle vous appelle à signer la déclaration officielle de soutien à Emmanuel Giboulot
Un insecticide qui détruit les abeilles
En juin dernier, pour contrer un risque hypothétique d’épidémie de flavescence dorée, une maladie de la vigne, le préfet de Côte-d’Or a pris un arrêté radical : tous les vignerons devront traiter leur vigne contre la cicadelle, l’insecte qui répand la maladie.
Le problème est que même l’insecticide le moins polluant contre la cicadelle tue les abeilles et la faune auxiliaire.
Il détruit toutes sortes d’insectes nécessaires à la régulation de la vigne pour éviter les parasites. Or, Emmanuel Giboulot travaille justement depuis plus de 40 ans à préserver les équilibres biologiques de sa vigne.
Il décide donc, fort logiquement, de lutter contre la cicadelle en choisissant parmi les nombreux traitementsnaturels bien connus des agriculteurs bio.  Le 30 juillet dernier, un inspecteur de la direction régionale de l’Agriculture arrive chez lui.
Il décide aussitôt de le signaler au procureur. Emmanuel Giboulot est mis en examen, comme un délinquant.
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A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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