Affaire Copé- Giesbert – La grande obsession : Que vient donc faire l’ancien président de la République ici ?

Rue 89 28/02/2014Nolwenn Le Blevennec | Journaliste

La ligne de défense de Copé : Sarkozy par-ci, Sarkozy par-là

La Une du Point les a mis dos à dos avec son surtitre suggestif (« Sarkozy a-t-il été volé ? »). Depuis, la grande obsession de Jean-François Copé semble de rester identifié comme l’ami fidèle de l’ancien Président.
Déjà, ce jeudi, sur le quai de la gare de Nantes, face aux caméras d’i>Télé, Jean-François Copé s’en prenait à Franz-Olivier Giesbert ainsi : « Il nous attaque, Nicolas Sarkozy et moi-même, pour nous détruire, depuis des mois et des mois. »
Que venait faire l’ancien président de la République ici ?
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Jean-François Copé le 17 octobre 2013 à Paris (BISSON BERNARD/JDD/SIPA)
 « Avec Nicolas Sarkozy, nous nous sommes parlés »
Jeudi toujours, dans sa lettre de défense envoyée aux militants, Jean-François Copé cite le nom de Nicolas Sarkozy tout le temps : Cette lettre est une réponse à « ceux qui ont tout fait pour faire perdre Nicolas Sarkozy en 2012 » et « veulent aujourd’hui poursuivre leur œuvre de démolition » ;
– Le Point lance « une manœuvre lamentable mettant en cause sans aucun fondement la gestion financière de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy » ;
– l’hostilité de Franz-Olivier Giesbert « à l’égard de Nicolas Sarkozy et à mon encontre est de notoriété publique » ;
– « Je n’accepte pas que l’on traîne dans la boue l’honneur de ceux qui se sont battus avec courage pour Nicolas Sarkozy. »
Ce vendredi matin, Jean-François Copé était sur Europe 1 et il a continué sur cette voie.
A propos du favoritisme dont l’agence Bygmalion aurait profité : « Ce n’est ni moi, ni Nicolas Sarkozy qui avons choisi l’agence Bygmalion. Ce sont nos équipes. Et Bygmalion n’a jamais été en situation de monopole. Il y en avait d’autres. »
Puis, à propos de la confiance de Nicolas Sarkozy : « Bien sûr, nous nous sommes parlé. »
« Je n’y suis pour rien »
Sur le fond maintenant, Jean-François Copé nie tout en bloc. Il dit que si les factures ont été validées par la Commission des comptes de campagne, c’est qu’il n’y avait rien à en dire.
Selon Le Point, l’un des actionnaires de Bygmalion serait (via une holding) Emmanuel Limido, gestionnaire de fonds lié au Qatar, qui avait fait l’intermédiaire en 2007 lors d’une vente de bien immobilier de l’État au Qatar. A l’époque, Jean-François Copé était ministre du Budget.
Le patron de l’UMP a juré n’avoir rien facilité : « Ce sont des rumeurs scandaleuses. Je n’ai jamais eu à connaître des ventes de l’immobilier de l’Etat, ni moi ni mon collaborateur, jamais, ni au Qatar ni à qui que ce soit. Je n’y suis pour rien. »
Jean-François Copé a expliqué que la vente des biens immobiliers de l’Etat français passe par le service France Domaine du ministère du Budget. Il a assuré n’avoir aucun regard sur son action.

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