Syrie – A l’ombre de la guerre : principales victimes collatérales de ce conflit, les enfants

Syrie : une enfance volée

A la mi-mars 2011, lorsque la ville de Deraa se souleva — d’abord pacifiquement — contre le pouvoir syrien, nul n’imaginait la tournure dramatique qu’allait prendre la situation en l’espace de quelques mois.
Au pouvoir depuis juillet 2000, Bachar Al-Assad, pensait-on alors, serait rapidement acculé au compromis. Las, trois ans plus tard, le « Lion de Damas », impavide face à une insurrection devenue protéiforme et phagocytée par les djihadistes, tient toujours fermement les rênes du pays. Au prix d’une féroce répression, qui a fait plus de 146 000 morts.

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Principales victimes collatérales de ce conflit, qui a jeté sur les routes de l’exil près de 2,5 millions de citoyens : les enfants. « Non seulement ils sont tués ou mutilés par les balles et les bombes, mais ils meurent aussi du manque de soins médicaux de base », s’alarme le Dr Cesar Chelala dans le Daily News Egypt.
D’après un rapport de l’Unicef, dont Voice of America et la BBC se font l’écho, ils seraient ainsi 5,5 millions à être dans le besoin. Un million d’entre eux vivraient dans des zones « en état de siège ou particulièrement difficiles à atteindre par les organisations humanitaires », précise le document. Ce qui nourrit les craintes de voir émerger une « génération perdue ».
Plusieurs ONG et associations, dont Yalla!, tentent certes de leur venir en aide, mais la tâche est titanesque. Car les maux qui accablent ces « enfants de la guerre », en état de déréliction avancée, forment une triste litanie : insomnie, malnutrition, privation d’accès à l’éducation… Sans parler des séquelles psychologiques, vraisemblablement indélébiles.
Pour Gulf News, en affamant son propre peuple, le régime d’Assad — toujours soutenu par son « parrain » iranien — ne mérite plus sa place dans le concert des nations. Amer, Bill Neely, de NBC, conclut : « En Syrie, les anges ont été assassinés… »
LeMonde 14/03/2014
Le quotidien des réfugiés syriens au Liban : sept des douze enfants de quatre familles,   cohabitent dans un espace de 50m2. (Photo : Lorenzo Meloni

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A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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