L’après municipales : Manuel Valls devra mener un « gouvernement de combat »

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François Hollande a nommé lundi soir Manuel Valls premier ministre pour « ouvrir une nouvelle étape » de son quinquennat, ajoutant qu’il lui avait confié « la mission de conduire » un « gouvernement de combat ».
Manuel Valls « en a les qualités », a souligné le président lors d’une allocution télévisée, promettant une « équipe resserrée, cohérente et soudée » pour mettre en œuvre le « pacte de responsabilité », pierre angulaire de sa politique économique, qui prévoit une baisse des charges des entreprises en échange d’embauches.
Pour tenter de rassurer l’aile gauche de sa majorité, inquiète de la nomination de M. Valls – qui incarne la gauche libérale sur le plan économique et la gauche républicaine, voire sécuritaire sur le plan social (lire notre analyse) –, M. Hollande a également annoncé un « pacte de solidarité », une « diminution des impôts des Français » d’ici à 2017 et « une baisse rapide des cotisations des salariés ».
Pas de quoi convaincre cependant les deux ministres écologistes du gouvernement sortant, Pascal Canfin (développement) et Cécile Duflot (logement), qui ont prévenu d’emblée qu’ils n’entendaient pas « participer à ce nouveau gouvernement », estimant que M. Valls n’était « pas la réponse adéquate aux problèmes des Français ».
En nommant M. Valls, François Hollande a choisi « le plus grand diviseur de la gauche », a dénoncé Jean-Luc Mélenchon. Pour le président de l’UMP, Jean-François Copé, « le limogeage » de Jean-Marc Ayrault « ne suffira pas à régler les problèmes ». Le chef de l’Etat n’a dit mot de la formation du gouvernement, qui pourrait avoir lieu aujourd’hui.
Le Monde 01/04/2014

A propos kozett

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