L’Ecosse bientôt à l’heure de la désunion ?

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Les Ecossais franchiront-ils le Rubicon lors du référendum d’autodétermination du 18 septembre ? Le premier ministre, Alex Salmond, le souhaite ardemment. Et ne ménage pas ses efforts pour convaincre ses concitoyens du bien-fondé d’une Ecosse enfin affranchie de la tutelle de Londres et maîtresse de sa propre destinée.
Samedi, à Aberdeen, à l’occasion du congrès du Parti national écossais (SNP) — parti indépendantiste au pouvoir, qui fête ses 80 ans cette année —, il a affirmé que « la dynamique était du côté de ceux qui plaident pour le retrait du Royaume-Uni et que le temps était venu de dire oui [à l’indépendance] », rapporte The Scotsman.

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« L’Ecosse peut, devrait et doit mettre un terme à son union avec l’Angleterre [laquelle prévaut depuis 1707] », a-t-il déclaré à la tribune devant près de 1 200 partisans, ajoute The Independent. Au pouvoir depuis mai 2007, Alex Salmond, 59 ans, ne s’est pas non plus privé de brocarder ses adversaires — au premier rang desquels l’ex-secrétaire général de l’OTAN et député travailliste écossais lord George Robertson — ainsi que leur campagne en faveur du « non », « la plus triste, la plus négative et la plus déprimante » de l’histoire moderne (The Guardian, BBC).
Mais, loin de verser dans l’excès de persiflage dont se délectent habituellement ses fidèles, il a surtout essayé de « courtiser les sceptiques », observe le Herald Scotland. Sa cible ? Les travaillistes et les femmes, deux électorats qui paraissent rétifs à son discours, relève le Daily Telegraph. « Oui » ou « non » à l’indépendance (FT) ?
D’après les derniers sondages, l’écart se resserre entre les deux tendances, mais toujours en défaveur du SNP, constate le New Statesman. Qu’importe finalement, conclut le Guardian, car, quelle que soit l’issue du vote, les nationalistes en ressortiront revigorés. A l’image d’Alex Salmond, qui a de bonnes chances de décrocher un troisième mandat en 2016.
Le Monde 14/04/2014écossais biniou

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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