Travail : Le congé sabbatique, c’est fantastique !

Siné Mensuel – Avril 2014 – Sarah Delattre
Qui n’a jamais rêvé de faire un break dans son travail pour parcourir le monde avec sa tribu ou expérimenter un nouveau hobby professionnel ? Un congé sabbatique répond à l’appel du large, tout en ayant l’assurance de retrouver son poste (ou l’équivalent) à son retour. Un luxe appréciable en période de crise.

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Pour bénéficier d’un bon sabbat de six à onze mois maximum, les salariés doivent avoir turbiné depuis au moins six ans, dont trois dans la même entreprise (y compris en ayant collectionné les CDD) Et ne pas avoir déjà profité de congés pour convenance personnelle (formation, création d’entreprise…) les six dernières années.
En théorie, la demande est à adresser par lettre recommandée avec AR dans les trois mois précédant le départ. Concrètement, mieux vaut s’y prendre un peu avant, histoire de laisser à votre patron le soin d’organiser votre absence. De la même manière, si rien ne vous oblige à justifier de votre aventure, autant être transparent et glorifier ce qu’elle va vous apporter en termes d’ouverture d’esprit et tout le tralala. Libre à vous de profiter de votre congé pour créer votre entreprise, à condition de ne pas faire de concurrence déloyale.
Dans les entreprises de moins de 200 salariés, votre employeur peut balayer votre demande d’un revers de main s’il considère qu’elle risque de nuire à son activité, après discussion avec les représentants du personnel. Il peut aussi la différer ( de six mois pour les entreprises de plus de 200 salariés à neuf pour les autres), notamment si le pourcentage de salariés absents en même temps s’avère problématique.
untitledDurant votre congé, votre contrat de travail est suspendu, vous cessez de toucher votre salaire. Prévoyez le coup en réunissant des économies ! Attention aussi au retour assassin à la grisaille du quotidien.

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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