Rome – Jean XXIII et Jean Paul II en odeur de sainteté ?

L’un fut un homme humble qui ouvrit une Eglise catholique romaine sclérosée aux vents porteurs de la modernité et de l’œcuménisme grâce à l’aggiornamento (« mise à jour ») issu du concile Vatican II (1962-1965) ; l’autre fut un insatiable et charismatique globe-trotteur de la foi, qui regarda en face la chute du communisme.

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Dimanche, à Rome, le pape François procédera à la canonisation de deux de ses plus « illustres prédécesseurs », note Le Temps : Jean XXIII (1958-1963) et Jean Paul II (1978-2005). Un événement exceptionnel, qui, selon les autorités italiennes, devrait réunir dans la Ville éternelle près d’un million de pèlerins, ainsi que des chefs d’Etat, des premier ministre et des diplomates originaires d’une cinquantaine de pays.
Bien que la popularité des deux ex-souverains pontifes ne soit nullement remise en cause, certains jugent pourtant que ces canonisations, fruits d’une procédure complexe, sont prématurées, voire déplacées, observe le Washington Post.
Le cas de l’ancien pape polonais, mort le 2 avril 2005, nourrit en particulier quelques crispations. Non pas que son « courage » et sa « grande humanité » soient niées, mais d’aucuns lui reprochent a posteriori un manque de combativité face au fléau de la pédophilie (New York Times, USA Today) et une « rigidité doctrinale » de mauvais aloi (The Huffington Post).
En faisant pénétrer côte à côte ces deux figures aux caractères si dissemblables dans le panthéon éternel du catholicisme, François aspire à réconcilier conservateurs et libéraux, décryptent The Star et Voice of America. Y parviendra-t-il ?
Fin connaisseur de Jean Paul II, à qui il a consacré une biographie, l’écrivain américain George Weigel préfère se souvenir de l’homme thaumaturge. L’un de ceux qui, écrit-il dans le Wall Street Journal, « aura su déceler des possibilités, là où d’autres ne voyaient que des obstacles »…

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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