Les entreprises commencent à se préoccuper des conséquences du trop plein de courriels

France Info – 28 avril 2014 – Philippe Duport
Est-ce que les entreprises seraient enfin en train de prendre la mesure des problèmes engendrés par le trop plein de mails ? Un accord a été signé pour limiter le temps de connexion. Le courrier électronique a fait irruption il y a vingt ans dans notre travail. Et personne n’a appris à s’en servir. Résultat : un débordement qui laisse des traces.
mails%20maxnewsfrtwo939640
Les entreprises commencent à se préoccuper des conséquences du trop plein de courriels © Maxppp
La messagerie électronique serait responsable d’une perte de productivité estimée à 28% du temps de travail.
C’est une spécialiste de ce qu’on appelle désormais l’infobésité qui avance ce chiffre. L’infobésité, c’est la surcharge, l’obésité, due au trop plein d’information. Mais le surpoids de la messagerie électronique n’est pas seulement à l’origine d’une perte de temps. Selon Caroline Sauvajol-Rialland, maitre de conférence à Science Po Paris, certaines entreprises commencent donc à poser des limites.
Le Syntec, le syndicat des sociétés de conseil, a publié un accord qui a fait beaucoup parlé : il impose une déconnexion des outils de communication à distance de onze heures consécutives pour les 250.000 salariés de cette branche.
A chaque entreprise de s’organiser pour assurer ce temps de « pause numérique ». Ce qui se pratique déjà, ce sont des « journées sans emails« . Pas forcément la bonne solution, selon Caroline Sauvajol-Rialland.
D’autres entreprises vont plus loin. Le cas de Volkswagen, en Allemagne, est bien connu. Le constructeur interdit les mails après 18 heures. Oui, mais cette mesure ne concerne pas les cadres. En France, Microsoft, par exemple, cadre elle aussi les communications électroniques.En fait, c’est toute la communication au travail qu’il faut repenser, et notamment la place de l’email dans nos échanges.
02-charte-mail

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
Cet article, publié dans Médias, Travail, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.