Européennes : l’austérité au cœur du grand débat

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Le Monde 16/05/2014
L’austérité a été au cœur du grand débat des élections européennes, retransmis en direct jeudi soir dans tous les pays de l’UE, à dix jours d’un scrutin qui devrait être marqué par une poussée des eurosceptiques.
Des débats avaient déjà eu lieu à Bruxelles ou dans d’autres capitales. Mais il s’agissait du premier avec les cinq candidats des principaux partis européens à la présidence de la Commission, dont le représentant de la gauche radicale, le Grec Alexis Tsipras.
D’emblée, il s’est montré le plus offensif face à ses concurrents, le chrétien-démocrate luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le social-démocrate allemand Martin Schulz, le libéral belge Guy Verhofstadt et l’écologiste allemande Ska Keller, tous plus rompu que lui aux questions européennes.
M. Tsipras a dénoncé les « politiques catastrophiques d’austérité », en demandant de « sortir de cette paranoïa vis-à-vis de la dette », un « changement de cap » et plus de « solidarité ». « J’accepte beaucoup de reproches mais je n’accepterai jamais que nous ayons été insuffisamment solidaires de la Grèce », a répliqué M. Juncker, qui fut président de l’Eurogroupe pendant huit ans.
M. Verhofstadt a, lui aussi, défendu la « discipline budgétaire ». Il a affirmé que les problèmes de la Grèce étaient dus à une « mauvaise politique », en accusant notamment les banques publiques du pays de financer les partis politiques. Il a aussi plaidé avec vigueur pour une Europe « plus intégrée ». Pour Mme Keller, l’austérité ne peut « qu’aggraver la situation ».
Elle a plaidé, comme M. Schulz, pour une lutte plus déterminée contre « l’évasion et la fraude fiscale ». Le débat d’une heure trente a été diffusé par une cinquantaine de chaînes de télévision et des dizaines de radios et de médias en ligne. Les candidats ont aussi abordé la crise en Ukraine, l’immigration, la lutte contre la corruption et les lobbies.
Débat video

A propos kozett

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