Agriculture Biologique – Offre et demande bio en France : la dynamique continue, 75 % des produits consommés proviennent de France

Notre planète 28/ 05/2014
L’Agriculture Biologique séduit près de la moitié des Français !
abioLe secteur de l’agriculture biologique continue de séduire et de conquérir les Français, dans un contexte marqué par une défiance vis-à-vis des produits alimentaires issus des productions conventionnelles. Une tendance désormais structurelle confirmée par le nouveau Baromètre Agence BIO/ CSA.
L’Agriculture Biologique est une méthode durable de production agricole qui se caractérise notamment par la non utilisation des produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures, la lutte biologique contre les nuisibles (plutôt que la lutte avec des pesticides), un élevage extensif faisant appel aux médecines douces, le respect du bien-être animal et un respect global de l’environnement et des ressources disponibles.
Un cahier des charges strict encadre l’agriculture biologique dont le respect est certifié par des organismes indépendants. Outre sa contribution majeure à la préservation de l’environnement, la production et la transformation biologiques sont des activités économiques qui développent l’emploi local. Aujourd’hui, toutes les familles d’aliments se déclinent sous le label AB à des prix qui deviennent abordables chez un grand nombre de revendeurs : du marché aux grandes surfaces. Des garanties et une accessibilité qui séduisent un nombre toujours plus grand de consommateurs.
Croissance de l’offre et de la demande bio en France : la dynamique continue
Pour répondre à la demande en produits bio, les surfaces certifiées bio en France ont augmenté de +9% par rapport à 2012, atteignant 932 000 ha en 2013. En y ajoutant 130 000 ha de terres en conversion, 1 061 568 ha étaient dédiées à l’agriculture biologique fin 2013, plus d’1,1 million mi-mai 2014. Au même moment, la filière réunissait plus de 26 500 producteurs et plus de 12 400 opérateurs à l’aval, pour la transformation et la distribution.
Cette croissance de la production va de pair avec la progression de la consommation. Les ventes bio pour la consommation à domicile ont progressé de 9% en valeur en 2013 vs 2012. Au total, le marché bio dépasse 4,5 milliards d’euros fin 2013, restauration collective comprise.
Des consommateurs bio de plus en plus nombreux
Près de la moitié des Français (49%) consomment bio au moins une fois par mois. Ainsi, en 2013, 28% de nouveaux consommateurs de moins de deux ans ont été séduits par le bio, contre 10% en 2012.
En 2013, seulement un quart des Français a déclaré n’avoir consommé aucun produit bio : c’est le taux le plus faible jamais enregistré ! En effet, il y a 10 ans, ils étaient 46% à déclarer ne jamais consommer de produits bio et ils étaient encore 35% en 2012.abio alimentLa consommation bio en 2013
La consommation de produits bio à domicile est estimée à 2,5% du marché alimentaire total (contre 2,3 % en 2012). La part de marché des produits bio est plus ou moins importante suivant les secteurs. En valeur, elle est de l’ordre de 15% s’agissant des œufs et de près de 11 % pour le lait. Elle est de l’ordre de 6 % pour les 14 fruits et légumes les plus consommés en France (hors agrumes et bananes).
Les principales catégories de produits biologiques les plus consommées restent :
les fruits et légumes (83% des consommateurs de produits bio) ;
les produits laitiers (63% des consommateurs de produits bio) : lait (37 %), fromages (35 %), autres produits laitiers (31 %) ;
les œufs (58 %).
les produits d’épicerie (48 %), 
les boissons (42 %), 
la viande (37 %).
En 2013, 82 % des ventes ont été réalisés via les Grandes Surfaces Alimentaires et les magasins spécialisés bio. L’augmentation moyenne des prix a été légèrement plus faible que la moyenne : 1 % contre 1,4 % pour l’ensemble des produits alimentaires, selon l’INSEE.
abiolivretbio75 % des produits bio consommés en France proviennent de France
Alors que de nombreux fruits et légumes bio proposés notamment en grande et moyenne surface proviennent toujours de l’étranger, le baromètre de l’Agence Bio indique que les trois-quarts des produits bio consommés en France proviennent de France. Pour le reste :
44 % sont des produits exotiques (café, thé, cacao, bananes et autres fruits, etc.) ou non disponibles en bio sur le territoire français (sucre consommé en l’état ou comme ingrédient) et des spécialités gastronomiques étrangères (ex. : fromages d’appellation d’origine italienne) ;
21 % sont des produits peu, ou très peu, disponibles en France (riz, produits aquacoles, agrumes méditerranéens, etc.). Une partie du blé dur utilisée pour la fabrication de pâtes alimentaires et du soja dans le cadre d’une préparation de produits élaborés en France, est prise en compte dans cette catégorie. Des cultures existent en France, des filières ont été créées et se développent mais l’augmentation des surfaces cultivées en France ne peut être que très progressive compte tenu des spécificités de ces produits ;
35 % sont constitués par des achats extérieurs relais de l’offre française et/ou des compléments de gamme (céréales et produits qui en découlent, fruits et légumes tempérés frais ou transformés, etc.). En 2013, les achats extérieurs de lait bio et produits laitiers bio représentaient 2% de la consommation de lait alors qu’ils étaient de 8% en 2012 et de 25% en 2010.
Rappelons que les fruits et légumes bio français sont à privilégier : le cahier des charges européen est plus stricte qu’en dehors de l’Europe et les contrôles des organismes certificateurs plus nombreux, indépendants et sérieux. En effet, les produits issus de l’agriculture biologique, perdent en partie leur intérêt environnemental lorsqu’ils sont importés et ne respectent pas le cycle naturel des saisons : transport supplémentaire et culture forcée ne sont pas compatibles avec l’éthique de cette filière originale. De surcroît, trop de pays exportateurs ne sont pas en mesure d’assurer un cadre social aux travailleurs saisonniers de l’agriculture biologique : le consommateur croit faire un geste mais il ne fait que perpétrer un système qui n’a qu’un seul mot d’ordre : la rentabilité coûte que coûte.
Pour accentuer ce mouvement de la Bio en France, les professionnels de la filière se mobilisent pour informer les consommateurs et les professionnels sur la diversité et la particularité des productions bio. Ils invitent notamment les agriculteurs à adopter ce mode de production d’avenir, sans produits chimiques de synthèse ni OGM, pour répondre à la demande croissante des consommateurs.
Printemps bio 2014
Ainsi, du 1er au 15 juin, les professionnels de la filière se tiennent à la disposition de tous les publics à l’occasion du Printemps BIO 2014. Cette quinzaine de sensibilisations à la Bio s’inscrit en cohérence avec le nouveau programme Ambition Bio 2017, qui a pour objectif de donner un nouvel élan à la Bio en France. La quinzième édition du Printemps Bio représente la diversité et la vitalité du secteur, à travers des portes ouvertes, des animations-dégustations en points de vente, des conférences et expositions, des repas bio en restauration collective et commerciale et des ateliers culinaires, des rencontres entre professionnels et élèves, des rencontres et portes ouvertes à destination des professionnels, etc.
Source : 12ème vague du baromètre CSA Agence BIO : étude quantitative réalisée pour la 1ère fois online (au lieu du Face à face), du 4 au 6 mars 2014 auprès d’un échantillon de 1000 personnes de 18 ans et plus, représentatif de la population française (en terme de sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle du chef de famille, région et taille d’agglomération).
Auteur : Christophe Magdelaine / notre-planete.info – Tous droits réservés

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Guide bio des producteurs bio en Lot et Garonne

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A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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