intervention Gérard Filoche à l’assemblée de « vive la gauche » à La Rochelle samedi 30 août

Le blog de Gérard Filoche – 1er septembre 2014
Que cela fait plaisir d’être dans une assemblée du Parti socialiste qui parle des salariés… !
Il faut y dire : « oui aux 35 h », c’est la loi la plus avancée au monde et nous devons  défendre la réduction du temps de travail… « vive le code du travail » qui doit être reconstruit, et non pas affaibli, car il protège l’état de droit dans les entreprises, la santé, la sécurité et la dignité des salariés, leurs emplois et leurs salaires… oui il faut augmenter les salaires et baisser les dividendes…  la redistribution des richesses, la réforme fiscale cela doit être maintenant pour la relance de l’économie…  Non, nous n’avons pas à céder sur le repos du dimanche, sur les élections prud’hommes, sur l’amnistie des syndicalistes,  sur les seuils sociaux, sur le contrôle des licenciements, sur le combat contre les CDD, la précarité, les temps partiels…
Non, nous ne pouvons laisser faire un dirigeant qui au nom de la gauche, des socialistes, ose parler une heure devant un parterre du Medef sans même mentionner les salariés, nos électeurs !   Ce sont les salariés qui créent les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Non, nous ne pouvons assécher nos fonds publics, et nos besoins sociaux de 50 milliards, pour les jeter en CADEAUX dans le puits sans fond des dividendes du Medef dans les iles Caïman.  L’assistanat sans retour aux patrons n’a jamais créé un emploi, le patronat est sous la férule de la finance qui préfère spéculer plutôt que d’embaucher… Il y a 30 % de dividendes le trimestre dernier, trois fois plus que les investissements… Les « aides » aux entreprises, cela est prouvé depuis des décennies,  n’ont jamais crée d’emplois !
Je parle comme membre du Bureau national du parti, nous avons, au BN, un mois après la conférence de presse présidentielle du 14 janvier, c’est à dire le 18 février dernier, initié, discuté, rédigé un texte et un appel contre l’austérité, il a été signé par 40 % du Bn, par 29 membres sur 72, motion 3, motion 4, UMA, et au delà, il y a eu 8000 socialistes signataires, ce texte, appel,  disait déjà qu’il n’y avait pas une seule politique possible, que le Parti n’avait jamais vote la « politique de l’offre », il n’avait jamais vote la « baisse du coût du travail », il n’avait jamais vote les cadeaux aux patrons sans contrepartie… Il avait voté la lutte contre la précarité, le contrôle des licenciements boursiers, la reprise des entreprises en difficulté…
Nous devons faire un front uni « vive la gauche » pour sauver notre parti de la mainmise qui s’annonce… Car il ne faut pas laisser dire que Valls s’est séparé de son  « aile gauche », non il s’est séparé du cœur du parti, et le cœur du parti, c’est nous, ici, avec ses 5 %, Valls est  à la marge du parti, l’aile libérale,  et sa politique n’est même pas sociale libérale, car on y cherche ce qu’il y a de social,
J’attire l’attention de tous ici, regardez bien les films, les livres, étudiez à fond l’histoire, la façon dont, en Grande-Bretagne, le blairisme a mis la main sur l’ « Old Labour », le vieux parti, qui avait ses militants, ses syndicalistes, ses traditions de gauche… Les méthodes utilisées par Blair pour imposer le « New Labour » sont celles de Valls, celles du putsch,  du coup d’état permanent, brutal, avec des avancées fulgurantes mêlées à des reculs faussement apaisants… Les opposants au blairisme, c’est-à-dire nous, ce que nous sommes ici, ont été incrédules, attentistes, paralysés et ont eu l’énorme tort de ne pas faire bloc, ils se sont laissés berner par l’audace et le cynisme de  Blair qui les a divisé et les a vaincu un par un, les uns après les autres… Sidérés, à chaque offensive de Blair ils n’y croyaient pas,  et ont été totalement balayés. Soyons détermines et unis, donc. Blair a gagné le soutien de l’establishment, et de la City et s’en est servi pour écraser toute opposition dans son parti, il a modifié les statuts,  et chassé syndicalistes et militants, et à la fin, il n’est plus resté que des petits Macron, des moyens Macron, des grands Macron, les dirigeants étaient tous devenus des Macron 1, des Macron 2, des Macron 3, des Macron 4…

Lechoc150

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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