Le Royaume-Uni et l’Ecosse au bord du divorce ?

aroyaume uniEcosse-655-BContre toute attente, l’impensable est devenu possible. Dimanche, à onze jours du référendum très attendu sur l’indépendance de l’Ecosse, le camp du « oui » est pour la première fois passé en tête dans un sondage d’opinion.
D’après l’enquête réalisée par l’institut YouGov, les partisans du désarrimage avec le Royaume-Uni recueilleraient 51 % des voix, et leurs adversaires, 49 %. Un spectaculaire retournement de situation par rapport au mois dernier, lorsque les tenants du « non », rassemblés au sein du mouvement unioniste Better Together (« mieux ensemble »), comptaient… 22 points d’avance.
L’explication ? La campagne menée en faveur du « oui » est perçue comme plus « positive ». De surcroît, les femmes, qui jusqu’alors se montraient rétives à l’indépendance, semblent avoir dompté leurs craintes initiales.
Autre fait notable, la part des travaillistes soutenant la « désunion » a bondi, passant de 18 % à 35 %, indique le Daily Telegraph. A la lueur de cette percée inopinée du « oui », le dirigeant du Scottish National Party, Alex Salmond, et ses émules étaient partagés entre exaltation et retenue, observe The Independent. Car la question qui se pose désormais est la suivante : qui ce sondage va-t-il galvaniser le plus ? Pour l’heure, impossible de le savoir.
Mais, prophétise le Guardian, quel que soit le vainqueur, il l’emportera « sur le fil du rasoir ». Alors que la reine Elizabeth II elle-même est très préoccupée par l’issue du vote (The Express), le gouvernement britannique a promis à l’Ecosse une autonomie accrue en cas de succès du « non.
Prudent, le Sunday Herald estime que chaque camp va devoir batailler jusqu’au bout. Andrew Wilson, du Scotsman, appelle quant à lui chacun à se prononcer en ayant à l’esprit les vingt-cinq années à venir, « et non les vingt-cinq derniers jours » : « Les futures générations sont les âmes pour lesquelles nous votons. »

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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