Sarkozy explique son retour, Juppé son projet

Nicolas Sarkozy a dit hier soir avoir non seulement « envie » de revenir en politique mais surtout qu’il n’avait « pas le choix » face au PS et au FN, et s’est livré à un véritable réquisitoire contre François Hollande, deux jours après avoir annoncé sa candidature à la présidence de l’UMP.
sarkozy.jpg ferméPugnace, souvent crispé, parfois agressif : l’ancien chef de l’Etat a exposé sur France 2 pendant près de quarante cinq minutes les raisons de son retour par la présidence de l’UMP, deux ans après sa défaite à l’élection présidentielle. M. Sarkozy a présenté son credo : « Je suis venu pour créer les conditions d’une alternative crédible qui rassemble les Français bien au-delà des clivages habituels, droite, gauche, centre, écologistes, libéraux, qui n’ont plus aucun sens ».
Il a précisé souhaiter « naturellement » que François Hollande aille « au bout » de son mandat. Mais il l’a sévèrement attaqué sur de nombreux points de sa politique et a même raillé la nomination d’Emmanuel Macron, « un banquier » à Bercy, deux ans après le discours du Bourget (« mon ennemi c’est le monde de la finance »).
L’ancien chef de l’Etat a également abordé les multiples affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité, balayant toutes les accusations. « Est-ce que vous croyez que si j’avais quelque chose à me reprocher, je viendrais m’exposer dans un retour à la politique comme aujourd’hui ? » a-t-il lancé. 
Pratiquement au moment où Nicolas Sarkozy s’exprimait, l’un de ses rivaux, le candidat à la primaire à droite pour 2017 Alain Juppé, présentait sur son blog « les grandes lignes » de son « projet pour l’alternance », dont les priorités sont croissance, Europe, éducation nationale et unité nationale. 
Le Monde 22/09/2014

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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