Pourquoi le contribuable finance-t-il un ex-président politiquement « actif » ? : Près de 1,5 million d’euros par an. Pourquoi ?

 Rue 89 1/10/2014
Bien que cela ne figure pas dans la constitution, il est d’usage que les anciens présidents de la République bénéficient de certains avantages : salaire, bureau, voiture avec chauffeur, collaborateurs. Le tout au frais de l’Etat. Près de 1,5 million d’euros par an. Pourquoi ?
Tout le monde est sûrement d’accord : après leurs mandats, les « Anciens » représentent toujours un peu la France. Et, reconnaissante, la France se doit de leur assurer un minimum de train de vie. Merci la cinquième République, où même « mort », le Roi reste le Roi.

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Mais ce principe avait jusqu’à présent supposé que l’ex resterait rangé des voitures, que tout comme un Président est « au-dessus des partis », un ex devait garder la même hauteur de vue.
Le retour de Nicolas Sarkozy dans la politique active bouleverse une fois de plus les usages de la République. Il faut se demander si, celui qui se réclame régulièrement du bon vieux général, peut conserver ces privilèges assurés par l’Etat.
D’aucuns diront que c’est un dû, évoqueront le cas Giscard d’Estaing. On entend déjà l’écho des membres du club des amis de Nicolas Sarkozy nous expliquer à quel point c’est bien peu, au regard des services rendu à la nation.
Comme le moindre de ses déplacements sera maintenant politique, est-il normal qu’il utilise une voiture et un chauffeur publics ? Voudra-t-il se rendre à ses conférences grassement payées en voyageant gratuitement sur Air France ?
Son bureau de Miromesnil et ses collaborateurs n’ont-ils jamais été mis au service de l’UMP, ne le seront-ils jamais dans le futur ? Il serait intéressant de lui poser la question, et encore plus qu’il y réponde.
Johan Roi, riverain

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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