Disparition – Bernard Heidsieck poète sonore : sortir la poésie du livre

Rue89 24/11/2014

abernar Hei465121291-photoMort de Bernard Heidsieck, poète sonore et essentiel

Les journaux n’en feront pas les grands titres, parce que la poésie, tout le monde s’en fout. Pourtant, l’homme qui est mort samedi 22 novembre, à l’âge de 86 ans, était l’un des plus grands poètes français du XXe siècle, et son influence s’est fait sentir très au-delà de nos frontières.
Bernard Heidsieck a fait franchir une étape à la poésie : il l’a fait sortir des livres. Ce qu’il appelait « poésie sonore », c’est une poésie dite, proclamée, rendue spectaculaire par la voix du poète, bien sûr, mais aussi par son corps et ses mouvements.
Bernard Heidsieck explique la poésie sonore
abernard Hei.bmporVoici comment il expliquait sa démarche : Dans cette extrait, il le dit très bien, le fait de faire sortir la poésie du livre, cela implique une attention plus forte apportée à l’oralité, au bruit de la poésie, mais aussi à la technologie. De fait, Bernard Heidsiek s’est intéressé aux machines qui permettaient de dire et diffuser la poésie : les micros, les enregistreurs, etc.
Il a été à l’origine de tout un courant très important de la poésie française, encore très vivace aujourd’hui (de Christophe Tarkos, décédé prématurément, à Charles Pennequin ou Anne-James Chaton). Et son travail a irradié, au-delà de la poésie dans tout un pan de la littérature française.
Très connu notamment aux Etats-Unis, certaines de ses pièces resteront dans l’histoire de la poésie mondiale. Ainsi de Vaduz : Bernard Heidsieck lit Vaduz

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Xavier de La Porte | Rédacteur en chef
En savoir plus  Sur Rue 89 Boudée par les radios, la poésie en plein désert médiatique

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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