Après le covoiturage… le cocamionnage !

Terraeco.net – 12/02/2015 – par Karine Le Loët Rédactrice en chef à « Terra Eco » magazine.
Ekstrom-00Vous devez rejoindre Saint-Martin-Valmeroux, au fin fond rugueux du Cantal, pour un week-end familial. Le train, c’est casse-tête : la gare SNCF la plus proche est à Aurillac. De là, vous devez absolument attraper (avant le couvre-feu de 19 heures) l’un des trois cars en circulation le samedi afin de rejoindre votre patelin. A moins qu’un conducteur bienfaiteur ne vous fasse monter dans sa voiture. Mais vous avez beau écumer les sites dédiés au covoiturage, aucune titine enregistrée n’a prévu de s’aventurer, ces jours prochains, dans les parages. Reste… le camion. C’est l’idée de Victor Clément, un jeune entrepreneur à la tête du projet WeTruck. Lors d’un trajet vers la Bourgogne à bord d’un véhicule partagé, il contemple la route : « Je me suis rendu compte que l’on pouvait observer de nombreux camions en file indienne sur la route. Ils partaient de mon point de départ et s’arrêtaient à l’entrepôt juste à côté de mon point d’arrivée… », explique-t-il dans les colonnes de Dynamique entrepreneuriale.

Prévu pour être lancée en avril 2015, la plateforme Internet se chargera de mettre en relation transporteurs et voyageurs. Prix prévu : 10 centimes environ par kilomètre. Une idée maline. Car si les conducteurs de camions voyagent bien souvent seuls, laissant un siège vacant à leurs côtés, ils traversent aussi, souvent, des localités peu accessibles en transports en commun. Mieux, « c’est surtout une occasion extraordinaire de renouer nos liens avec le grand public et de redorer notre image. Les voyageurs pourront dialoguer avec les chauffeurs et découvrir le confort et l’aventure du voyage en camion », s’enthousiasme, dans les colonnes de Logistiques Magazine, Christian Boulocher, directeur général de Normandie Logistique, qui a testé la solution de Victor Clément plusieurs mois durant.

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En Afrique, le cocamionnage a beaucoup d’adeptes…

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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