Est de l’Ukraine : Moscou toujours à la manœuvre

C’est une guerre sournoise, hybride, dont nul ne s’aventurerait à prédire la durée et encore moins l’épilogue.
Il y a un an, le 6 avril 2014, des militants prorusses s’emparaient du siège de l’administration régionale de Donetsk et de celui des services secrets à Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, point de départ d’un conflit qui a déjà fait plus de 6 000 morts.
Malgré les accords de Minsk I (septembre 2014) et Minsk II, négociés en février dans la capitale biélorusse sous l’égide de la France et de l’Allemagne, la trêve, sur le terrain, demeure fragile. Si le cessez-le-feu est globalement respecté, l’écho des armes ne s’est pas évanoui, observe Ukraine Today.
Preuve en est, six soldats ukrainiens ont trouvé la mort, dimanche, dans deux incidents séparés, rapporte la BBC. Pris entre deux feux –  Kiev d’un côté, Moscou de l’autre –, les civils, notamment les enfants, sont la proie des combats. D’après l’Unicef, plus de 150 d’entre eux auraient été tués ou mutilés par des mines terrestres ou des munitions non explosées (Voice of America).
Après avoir fait main basse sur la péninsule de Crimée, en mars 2014, quel sera le prochain coup de Vladimir Poutine ? Dans une tribune au Moscow Times, Vladimir Frolov, président du LEFF Group, une société de relations publiques, entrevoit trois scénarios possibles : reprise de l’offensive militaire pour garantir au Donbass un statut spécial au sein d’une Ukraine confédérée ; gel du conflit et, à terme, absorption des enclaves séparatistes par la Russie ou, enfin, ouverture de pourparlers directs avec Kiev afin de trouver un règlement global.
En déplacement samedi en Slovaquie, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, n’a rien dévoilé des futures intentions du Kremlin, se bornant à appeler au respect des accords de Minsk (Wall Street Journal). Mais, comme le suggère Timothy Garton Ash dans le Guardian, M. Poutine n’a qu’un but : « entretenir le conflit de manière que l’Ukraine demeure un Etat faible, instable et qui fonctionne mal ».
Le Monde 07 avril 2015poutine-01

 

 

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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