Radars embarqués : 10 % des véhicules flashés

La Nouvelle République 28/04/2015
Alors que la voiture prend la direction de l’avenue du Pont-Neuf, à Châteauroux, Patrice pianote sur l’écran tactile qui lui fait face. « J’adapte l’ordinateur à la vitesse maximale autorisée sur ce tronçon. »

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A l’intérieur du véhicule banalisé de la police, les fonctionnaires règlent l’ordinateur en fonction de la limitation de vitesse de la zone où ils se trouvent. – dr
Nous sommes dans un véhicule banalisé de la police possédant un radar embarqué. Un appareillage de pointe qui permet de flasher les conducteurs contrevenants « lorsqu’ils nous doublent ou lorsqu’ils nous croisent », indique David, le conducteur. Imparable.
D’ailleurs au même moment, le conducteur d’un utilitaire croisant « le véhicule radarisé » appuie trop sur l’accélérateur. « Il roule à 72 km/h, alors que nous sommes en agglomération. » Le cliché est net, l’image précise, tout comme la plaque d’immatriculation.
Le tout est directement transmis au centre de traitement des infractions à Rennes. Le propriétaire du véhicule recevra dans quelques jours un procès-verbal correspondant à cette infraction en sachant « qu’il existe une tolérance de 10 km/h ».
Un important travail de prévention
Une moyenne de 10 % de véhicules est flashée et il y a manifestement des plages horaires au cours desquelles les excès de vitesse sont beaucoup plus fréquents : entre 6 h 30 et 8 h 30, « lorsque les utilisateurs de la route vont travailler », et de 18 h à 21 h, « lorsqu’ils rentrent chez eux ». La nuit, enfin « la circulation est très légère », voire quasiment inexistante. Cela n’empêche pas cette voiture banalisée de « sillonner toutes les rues de l’agglomération » à des heures toujours différentes, du jour et de la nuit.
Sur un plan purement comptable, ce véhicule de deuxième génération a flashé, sur l’ensemble de la zone police, quelque 2.480 fois au cours de l’année 2014.
« Avant de procéder à ces verbalisations, nous faisons un important travail de prévention au regard des risques liés à la vitesse, explique Nathalie Costenoble, sous-préfet, chargée notamment de la prévention routière. Nous travaillons avec de nombreux partenaires, dont les intervenants départementaux de la sécurité routière et ciblons, autant faire se peut, les publics à risques. » Notamment les jeunes ou encore les motards, afin de bien faire comprendre « que la vitesse est un facteur à risque et toujours aggravant en cas de choc ».
La gendarmerie est dotée d’un même véhicule et ainsi, tous les conducteurs du département sont susceptibles de croiser, voire de doubler un radar embarqué. Alors, dans l’intérêt de tous : « Levez le pied ».
Vingt-deux radars fixes sur le département
« Ce combat contre la vitesse est permanent, notamment dans les zones sensibles, comme les écoles », indique Yves Gallot, directeur départemental de la sécurité publique. Comme les gendarmes « nous sommes régulièrement sur le terrain pour lutter contre ce fléau et pas uniquement avec ce véhicule. Nous utilisons également des radars débarqués et des jumelles sur des points fixes et cette implication représente une présence sur le terrain d’environ 500 heures par mois. »
Sur l’ensemble du département « vingt-deux radars fixes sont en fonction, dont cinq sur l’A 20, précise Nathalie Costenoble. Ces radars fixes ont flashé – hors autoroute – six cents fois en 2014.
Jean-Luc Pavot Indre

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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