« On marche sur la dette » : Manifeste pour une économie pluraliste

Mediapart.fr – |  Par Annie Stasse
sans-titreBroché: 174 pages /Editeur : Editions de la Martinière (8 mai 2015)/ Collection : NON FICTION /
ISBN-10: 273247178X / ISBN-13: 978-2732471785 / Format Kindle 10,99 euros – Broché 15 euros
« Nous aussi, la dette, on avait l’impression de ne rien y comprendre avant d’écrire ce livre. Jusqu’au jour où nous avons découvert ces vérités bouleversantes :
Quel est le pays le plus endetté au monde ? Les Etats-Unis d’Amérique.
Quelle est la seule super-puissance au monde ? Les États-Unis d’Amérique.
Nous n’étions pas moins endettés, mais rassurés. »
Vers la fin est expliquée l’invention des 3% sur un coin de table à l’apéro : en juin 1981, sous Mitterrand, un fonctionnaire, Guy Abeille, proposa à Mitterrand pour contrôler les dépenses de ses ministres, de mettre un arrêt à 3%, sans aucune référence économique que ce soit, juste parce que le chiffre était plaisant…
Christophe Alévêque est comédien et humoriste. Il organise, avec le concours d’économistes de métier, la « Fête de la Dette ».
Vincent Glenn est un cinéaste « alter » et l’auteur de nombreux documentaires engagés consacrés à l’économie et à la finance internationales. Il est l’organisateur avec Christophe Alévêque de la Fête de la dette. Parmi ses films, citons notamment « Davos, Porto Alegre et autres » (2002), « Pas assez de volume » (sur l’OMC, 2003) et « Indices » (sur la fétichisation du PIB, 2010).

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Dans cet ordre d’idée et en plus sérieux, mais pas ennuyeux pour autant :
Ce livre est avant tout un cri d’alarme.
Depuis plusieurs années, on assiste à une uniformisation dramatique de la pensée économique. Cette affaire n’est pas anecdotique parce qu’elle affecte la vie quotidienne de tous les citoyens.
Alors que, sous la pression des économistes libéraux, la ministre de l’enseignement vient de geler – pour ne pas dire « enterrer » – la création d’une section qui regrouperait les économistes hétérodoxes au sein du CNU (Conseil National des Universités), ces derniers s’insurgent contre la mort annoncée du pluralisme en économie. Après le lancement de la pétition « Pour le pluralisme, maintenant ! » et parce que de l’enseignement de l’économie dépend une partie de l’avenir de notre société, L’AFEP (Association Française d’Économie Politique) prend position contre la pensée unique et pour le maintien d’une économie critique…
Ce livre est avant tout un cri d’alarme. Depuis plusieurs années, on assiste à une uniformisation dramatique de la pensée économique. Cette affaire n’est pas anecdotique parce qu’elle affecte la vie quotidienne de tous les citoyens. Elle a pour enjeu le choix des politiques qui ne peuvent se réduire aux seules conceptions néolibérales. Ce manifeste raconte comment une orthodoxie a fini par étouffer la diversité des conceptions. Il a pour point de départ une lettre dans laquelle l’économiste Jean Tirole jette tout le poids de son récent prix Nobel (1) pour bloquer une réforme visant à restaurer le pluralisme des doctrines économiques à l’université. Dès réception, sa destinataire, Geneviève Fioraso, à l’époque secrétaire d’état à l’enseignement supérieur, retire son décret.
Voilà donc un économiste libéral qui demande à l’État d’intervenir pour l’aider à maintenir sa position de monopole dans l’ordre universitaire et une ministre de gauche qui obtempère. Pourtant il fut un temps où la gauche n’avait pas peur des pensées économiques alternatives et des débats d’idées.
parmi les signataires on trouve entre autre : E. Balibar, L. Boltanski, E. Chiapello, PP. Dupuy, J.K. Galbraith, S. George, G. Giroud, S. Kenn, F. Lordon, A. Orléan, …
on peut lire aussi : http://www.arretsurimages.net/breves/2015-05-11/Economistes-heterodoxes-vs-orthodoxes-la-guerre-se-poursuit-en-librairie-id18866
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(1) il n’existe pas de Prix Nobel de l’économie. C’est un titre fallacieux donné à un prix décerné par les banques de Suède.

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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