Travil : le coworking pour se sentir moins seul

Siné Mensuel mai 2015 – Sarah Delattre –
Travailleur indépendant, vous vous surprenez à traînasser en pyjama, à vous réjouir plus que de raison à l’idée d’aller chercher votre pain, seul contact avec l’extérieur de la journée ? Peut-être est-il temps d’envisager le coworking. Comprenez : la location d’un bureau partagé avec d’autres, du même métier ou non, c’est selon. Signe de l’augmentation du nombre de free-lances au statut plus ou moins précaire, la formule explose dans les villes, Paris en tête.

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Le principal avantage étant de briser l’isolement professionnel et social dont témoignent tous les travailleurs solos, de retrouver un semblant de collectif, de se tenir chaud et, pourquoi pas, de dégoter des plans boulot.
Moyennant un tarif variable selon les lieux, et selon que vous louiez à l’heure, à la journée ou au mois, vous pourrez disposer d’un bureau, de moyens de communication (Internet, téléphone,…), parfois d’un coin cuisine, de salles de réunion. Et terminer la journée en buvant l’apéro avec vos compagnons de galère.
Le concept des bureaux partagés, parfois abrités dans d’anciennes usines, fait florès à Paris, en banlieue, à Lille, Bordeaux, Marseille, Lyon,… La région Ile-de-France, qui recensait une centaine de ces lieux tendance fin 2014, en subventionne près d’une cinquantaine pour un montant de 3,2 millions d’euros. Une manne qui attire les convoitises de promoteurs immobiliers, conférant au coworking un côté institutionnel aseptisé. 
Rien ne vous empêche d’embarquer une poignée de potes gravitant autour de la même sphère professionnelle que vous pour créer votre propre espace de travail et, mieux, vous appuyer sur la force d’un réseau, à l’instar des ateliers d’artistes et de collectifs de journalistes par exemple. Et si l’idée d’un bureau vous déprime, vous pouvez toujours vous réfugier dans un café.

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A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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