Mangeons cinq insecticides et pesticides par jour

 REVOLUTION – Journal satirique, indépendant, optimiste et bien veillant de lutte contre l’idiocratie – N°1 Bimestriel /juin-juillet 2015 –
Non ! Il n’y a pas que dans les zones d’agriculture intensive comme la Beauce ou la Picardie qu’on peut avoir la frousse de tous les produits chimiques épandus, pulvérisés ou déversés sur les cultures. D’après un rapport dévoilé par l’association écologiste Greenpeace, « qui a compilé plus de 160 études scientifiques publiées dans les revues de référence, les insecticides, fongicides et herbicides utilisés pour protéger les cultures des ravageurs, mais nocifs pour notre santé, accusés d’être à l’origine de certains cancers, se sont immiscés dans notre vie quotidienne », même en ville, révèle Aujourd’hui en France (les pesticides nous cernent – mais 2015). Même dans les poussières de nos maisons, ils sont là.
A farmer sprays pesticides onto a field in Villefranche-de-Lauragais, southwestrn France, on  April 3, 2015. AFP PHOTO / REMY GABALDA
Selon Greenpeace, les agriculteurs et leurs familles font partie des populations les plus exposées à des risques de pathologies graves. © REMY GABALDA / AFP
Il faut savoir que la France est la championne d’Europe de la consommation des pesticides, avec plus de 60 000 tonnes par an. Des études fondées soulignent que les légumes, notamment ceux à feuilles vertes, et des fruits comme les pommes et les raisins, sont les aliments qui contiennent les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés. Les œufs et le lait ne sont pas épargnés. Selon Greenpeace, « insecticides et acaricides sont souvent utilisés contre les ectoparasites, tels que les araignées rouges dans le cadre de la production avicole (volaille et œufs). Certains de ces pesticides s’accumulent dans les muscles, la graisse et les foie des animaux et peuvent être détectés dans les œufs longtemps après que les produits chimiques ont été éliminés des autres productions« . Le lait et les produits laitiers dont on nous vante les vertus dans les réclames institutionnelles « contiennent eux aussi de nombreuses substances en raison du stockage des pesticides dans les tissus graisseux des animaux« . Vous commencez à avoir la trouille d’ouvrir votre réfrigérateur ?

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  Dans les fruits, les légumes, fruits de mer… et même dans la poussière !
Allez, on continue… « Une étude sur la pollution par les organoétains dans les environnements marins a déterminé que ces composés chimiques, utilisés en tant que pesticides sur terre, constituaient l’un des polluants les plus répandus dans les sédiments« . La concentration d’organoétains est particulièrement élevée dans le sang des personnes consommant de grandes quantités de fruits de mer ».
A la lecture de cet article, vous avez décidé de ne plus jamais manger de votre vie ? Eh bien, il faudrait songer aussi à arrêter de respirer. Un rapport montre que l’on ne peut pas échapper aux pesticides, car ils sont présents partout, « y compris dans les zones urbaines« , toujours selon Greenpeace. « Des résidus de poussières contaminées persistent aussi dans l’air après l’utilisation de pesticides dans le cadre domestique, via les produits ménagers antiparasitaires« .
Bien évidemment, il faudrait penser à exiger de l’agriculture industrielle de réduire drastiquement sa consommation de produits toxiques pour la santé des hommes, mais aussi pour la faune et la flore. Mais les lobbys de fabricants de ces substances sont puissants et font pression sur le gouvernement et l’UE pour que cet empoisonnement continue en silence – combien de gros médias évoquent ces problèmes majeurs ? 
Manger bio, acheter sa nourriture à des producteurs locaux respectueux de la nature est bien évidemment une solution. Mais sans être pessimiste, la pollution ne respecte ni les frontières ni les limites de la propriété privée. Et il n’est pas rare que des cultures bio soient « contaminées » par les pesticides des voisins. Ce qui nous ramène à affirmer que les pouvoirs publics doivent prendre en compte ce danger sur la santé publique et légiférer pour limiter le recours à la chimie.

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