La foire du drone – Filmer comme un cygne sauvage en plein vol

« Pour faire voler des engins sans pilote, le biomimétisme – autrement dit, des drones mus par des ailes plutôt que des hélices – n’est pas la solution qui paraît s’imposer avec le plus d’évidence. Pour filmer, en revanche, il semble y avoir un peu plus de grain à moudre dans l’immédiat. Après avoir étudié de très près le vol de certains volatiles, surtout des cygnes sauvages, des chercheurs en génie mécanique de l’université Stanford, en Californie, viennent de jeter les bases d’un nouveau support de caméra. Celui-ci est inspiré de la façon dont ces oiseaux assurent la parfaite stabilité de leur tête malgré les battements de leurs ailes (…) »(…) »
Lu sur La foire du drone Le Monde 07/09/2015
16429396397_b7b8538b72_h-1024x68203 septembre 2015
Filmer comme un cygne sauvage en plein vol
Pour faire voler des engins sans pilote, le bio-mimétisme – autrement-dit, des drones mus par des ailes plutôt que des hélices – n’est pas la solution qui parait s’imposer avec le plus d’évidence.
Après avoir étudié de très près le vol de certains volatiles, surtout des cygnes sauvages, des chercheurs en génie mécanique de l’université Stanford, en Californie, viennent de jeter les bases d’un nouveau support de caméra. Celui-ci est inspiré de la façon dont ces oiseaux assurent la parfaite stabilité de leur tête malgré les battements de leurs ailes. Un système « passif » (ce n’est pas une nacelle motorisée) qui permettrait aux drones de réaliser des images parfaitement stables. Y compris et surtout s’ils sont dotés d’ailes battantes…
Il suffit d’observer le vol d’un cygne sauvage, reconnaissable à son plumage entièrement blanc et son bec jaune à pointe noire, d’une grue ou d’un canard sauvage pour remarquer que leur cou reste tendu vers l’avant pendant le vol.
Jusqu’alors, on cernait mal comment ces oiseaux parvenaient à cet équilibre impeccable même si leur morphologie (20 vertèbres et plus de 200 muscles de chaque côté pour le cygne) est bien cnnue. Pour mener à bien son étude, l’équipe de Stanford a filmé (avec un drone, on suppose) un cygne sauvage au-dessus d’un lac avec une camera video et numérisé les données ainsi recueillies. Le modèle qui en découle reproduit au plus près les mouvements élastiques du long coup de l’oiseau lui permettant de tenir sa tête droite comme au bout d’un bâton, y compris en cas de brusque coup de vent. Conclusion; cette mécanique ressemble beaucoup à la suspension d’une automobile. Elle s’articule autour d’amortisseurs (les muscles) et de ressorts (les vertèbres) qui impriment ce qu’il faut de rigidité et de souplesse pour maintenir passivement le cou dans l’axe du vol. « Avoir mis à plat ce mécanisme est une découverte remarquable compte tenu de la complexité de la morphologie de ces oiseaux » assure David Lentink qui a dirigé l’étude. Dans la foulée, l’équipe de Stanford a réalisé une ébauche pour la réalisation d’un prototype de système de suspension inspiré d’un cou de cygne.
Intéressants, ces travaux ne risquent cependant pas de bouleverser la conception de la cinématique des supports de caméra, au moins dans l’immédiat.
Commandées par des moyens mécaniques et gérées électroniquement, les actuelles nacelles installées à bord des drones, sont en effet très efficaces. A performances égales, un support « passif » pourrait peut-être présenter l’avantage d’être plus léger et de compenser plus efficacement les lourds battements d’ailes. Mais d’ici que les hélices cèdent du terrain…
A propos
L’actualité des drones civils est foisonnante. Rien ou presque ne leur échappe et quelque chose nous dit que cela pourrait bien aller crescendo. L’objet de ce blog est de passer en revue les applications auxquelles donne lieu ce curieux manège. Des plus utiles aux plus improbables, sans oublier les plus problématiques. En repérant les drones professionnels mais aussi les drones amateurs. Sans oublier d’ouvrir de temps en temps une fenêtre sur quelques unes des vidéos les plus spectaculaires que saisissent ces objets volants.

adrone-590x393

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Médias, Science, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.