Crise syrienne : le trouble jeu de Vladimir Poutine

Après avoir été figées quelque temps, les lignes diplomatique se remettent à bouger à propos de la crise syrienne.
Ce lundi, Vladimir Poutine doit tenir un discours très attendu devant l’Assemblée générale des Nations unies – où il n’était pas apparu depuis près de dix ans, rappelle Voice of America – et s’entretenir avec son homologue américain, Barack Obama, une première depuis… juin 2013.
L’occasion, pour le président russe, de se replacer au centre de l’échiquier géopolitique, lui qui, l’an dernier, faisait figure de paria en raison de son annexion à la hussarde de la Crimée et de son soutien aux séparatistes prorusses dans le Donbass (est de l’Ukraine), observent le Los Angeles Times et le Guardian.
A quel jeu joue le maître du Kremlin en s’acharnant à soutenir, en paroles et sur le terrain, le régime valétudinaire de Bachar Al-Assad ? S’agit-il de préserver son allié de quarante ans au Proche-Orient, comme l’explique le Daily Telegraph ? D’envoyer un message à l’Iran, l’autre grand soutien de Damas ? D’arracher à l’Occident des concessions en échange de son soutien militaire dans la lutte contre l’Etat islamique, ainsi que le suggère Vox ? Sans doute un peu des trois.
Pour le New York Times, Vladimir Poutine cherche aussi à redorer son blason dans son pays, en endossant le costume d’homme d’Etat soucieux de réaffirmer la puissance russe. Son pari syrien – mélange de « ruse, de bluff et d’audace » (The Huffington Post) – sera-t-il payant ? Il a su en tout cas s’engouffrer dans le vide créé par l’impéritie de Barack Obama, constate Hisham Melhem, analyste pour la chaîne Al-Arabiya. The Hindu estime que chaque voix susceptible de contribuer à faire avancer le dossier syrien doit être entendue, y compris celle de M. Poutine. Le pire, conclut The Economist, serait l’inaction, car, tant que perdurera la guerre civile là-bas, la crise des réfugiés en Europe ne connaîtra pas de fin…
Le Monde 28/09/2015

Poutine 02

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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