Portugal : la gauche unie fait tomber la droite

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La gauche portugaise, unie pour la première fois en 40 ans, a fait chuter mardi le gouvernement minoritaire de droite « pour tourner la page de l’austérité », sous l’œil inquiet des marchés financiers.
Il reviendra au président conservateur Anibal Cavaco Silva de décider s’il nomme un PM de gauche, lui qui n’a jamais caché sa réticence à une telle idée.
Le gouvernement de Pedro Passos Coelho, 51 ans, dont la coalition était pourtant arrivée en tête des élections législatives le 4 octobre, entre ainsi dans l’Histoire comme l’exécutif lusitanien le plus éphémère. Antonio Costa, secrétaire général du Parti socialiste, a signé trois accords distincts avec le Bloc de gauche, proche de Syriza, au pouvoir en Grèce, le PC et les Verts, qui jettent les bases d’une coalition, certes fragile, soutenant un gouvernement PS.
Pour sceller leur alliance, les partis de gauche ont dû chercher, au moins temporairement, à gommer leurs divergences historiques, notamment sur la renégociation de la dette et l’appartenance du pays à la zone euro. « Un gouvernement du PS ne cherchera pas la confrontation avec l’Union européenne. Il tentera de convaincre Bruxelles de ne pas adopter une position trop dure en cas de dérapage budgétaire », a commenté le politologue Antonio Costa Pinto.
Le programme de la gauche visant à redonner du pouvoir d’achat aux Portugais suscite des inquiétudes en Europe, mais pour Bruxelles, la situation n’est pas comparable à celle de la Grèce après l’arrivée au pouvoir de Syriza, Antonio Costa s’étant engagé à « respecter les règles budgétaires européennes ». La stabilité d’un gouvernement socialiste soutenu par l’extrême gauche n’est toutefois pas assurée : « Ce sera un exécutif faible, et des élections anticipées se profilent en 2016 », pronostique David Schnautz, analyste de Commerzbank.

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A propos kozett

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