Loir-et-Cher – Blois : Les perles du palais (1)

La Nouvelle République 26/12/2015
Au tribunal de Blois, certaines personnes ont le sens de la répartie… ou pas. Petite sélection des perles entendues au fil des audiences.
Certaines déclarations des prévenus aux magistrats sont parfois inattendues ou déroutantes. Toute l’année, les journalistes de La Nouvelle République couvrent les audiences du tribunal de Blois. Voici le meilleur du pire, juste pour rire.

Corrigé!

Voleur, c’est pas un métier facile. Un homme a volé des Nintendo DS à Romorantin avec son fils : « On n’y est pas allé de gaîté de cœur, on avait les tripes serrées, c’est pas mon métier vous savez. »
Porte et fenêtre. Stéphanie, 41 ans, comparaît pour avoir été violente envers son compagnon. « Pourquoi est-ce que vous vouliez le passer par la fenêtre ? », demande la présidente. « Parce qu’il ne voulait pas prendre la porte ! », répond-elle spontanément.
La fausse bonne idée. Deux frères habitant La Fontenelle sont à la barre pour détention et usage de stupéfiants. Ils ont une explication pour le moins originale. « A chaque fois qu’on allait acheter du cannabis, on se faisait arrêter, alors on s’est dit pourquoi pas le faire pousser nous-mêmes. » Oui, sauf que ça aussi c’est interdit.
Inspiré. Entendu au tribunal correctionnel un matin de printemps : Le juge : « Monsieur, pourquoi est-ce que vous achetez une voiture si vous n’avez pas le permis ? »,
Le prévenu : « Y’a bien des femmes qui achètent des sous-tifs et qui n’ont pas de seins ! »
Grincheux. Le prévenu est accusé d’avoir voulu tirer sur sa femme : « Je voulais juste lui faire peur. »
La présidente : « Pourtant, dans la voiture des gendarmes, vous avez déclaré : «  Dommage ça aurait fait une belle m… de moins  » »
Le prévenu : « Les gendarmes racontent n’importe quoi. De toute façon, avec le gouvernement qu’on a en ce moment. »
Jardinier amateur. Le prévenu est poursuivi pour le transport et la détention de stupéfiants.
La présidente : « Dans le camion (que conduisait le prévenu), on a retrouvé toute la panoplie pour faire pousser du cannabis… »
« Du matériel de jardinage », coupe le prévenu.
La présidente : « Oui, on peut voir ça comme ça. »
Triste sire. Un beau-père violent est accusé de brutaliser son beau-fils handicapé. Propos homophobes, coups, insultes… la liste est aussi longue que sa souffrance. Devant tant d’humiliations, l’avocat de la victime va puiser une répartie célèbre chez le dialoguiste Michel Audiard : « Les c… ça ose tout, c’est comme ça qu’on les reconnaît. »
Et une robe de mariée pour la magistrate ! Un homme, qui avait déclaré le vol de sa voiture alors qu’il n’en était rien, déclare aussi s’être fait voler des bijoux pour un mariage. Il ne lui reste plus que la robe de mariée, l’union n’ayant finalement pas eu lieu.
Le papy de 78 ans : « Vous êtes mariée Madame le Juge ? »
« Ici, c’est moi qui pose les questions… »
« C’est parce que j’ai une robe de mariée et je ne sais pas quoi en faire… »
« Vous voulez me la donner ? »
« Ben oui, c’est ça ! »
Les chroniqueurs du tribunal (Florence Vergne, Sandrine Satti, Lionel Oger)
Ne manquez pas la suite de notre sélection des brèves de prétoire dans la NR de dimanche. A suivre sur Inventerre

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
Cet article, publié dans Humour, Justice, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.