Les mensonges de Linky : la fausse caution du Criirem

L’âge de faire – journal mensuel alternatif – 24 février 2016 – Nicolas Bérard – Lagedefairedecembre-2015
timthumb« Il y a énormément de désinformation sur ce sujet ». Bernard Lassus, responsable du programme Linky chez ErDF, ne croit sans doute pas si bien dire… Selon lui, le Linky ne présente aucun risque sanitaire. « C’est simple : à vingt centimètres du compteur, il ne se passe plus rien, on ne peut plus rien mesurer », assure-t-il. Lorsque la question des risques sanitaires lui a été posée, la ministre de l’environnement Ségolène Royal s’est appuyée sur une étude du Criirem pour affirmer, elle aussi, qu’il n’y en avait pas. Une interprétation décrite comme « très malhonnête » par Pierre Le Ruz, le président de ce centre de recherche (1). En effet, le rapport écartait uniquement les risques les plus directs, les « effets thermiques ». Mais puisque la ministre a choisi le Criirem pour défendre (malhonnêtement) ce programme, voyons réellement ce qu’il pense du « compteur intelligent »…
sans-titreEn premier lieu, il estime qu’il faudrait respecter une distance « d’au moins 2 mètres », et non de 20 cm, entre les compteurs et les lieux de vie. C’est mission impossible dans certaines habitations, et particulièrement dans les immeubles, mais cela n’a pas ralenti la cadence des installations… Les informations recueillies via le CPL (courant porteur de ligne) jusqu’aux compteurs sont ensuite acheminées jusqu’à un « répéteur ». Le Criirem préconise une distance « d’au moins 5 mètres » entre ce dernier et les lieux de vie. A ce jour, rien ne garantit que cette distance sera respectée.
Les informations sont ensuite envoyées jusqu’à un « concentrateur ». Celui-ci communique avec un centre de gestion des données grâce à des ondes identiques à celles des téléphones portables. « Toutes les études montrent que l’on est bien en deçà de toutes les normes sanitaires, et on émet moins d’une minute par jour », se défend le responsable d’ErDF. Sauf que ces quelques secondes se découpent en fait en centaines voire milliers de petites pulsations : combien de pulsations d’un centième de seconde pour arriver à « moins d’une minute » ? En outre, cela ne fera qu’épaissir le « brouillard » d’ondes dans lequel nous évoluons, et dont les dangers commencent tout juste à être reconnus (électrosensibilité, maux de tête, cancers…).
Loin d’avaliser le déploiement du Linky à 35 millions de foyers, Pierre Leruz estime au contraire que cette opération tient du « délire technologique », et fait « encore passer les problèmes de rentabilité avant les problèmes de santé. » Et le Criirem est loin d’être le plus alarmiste en la matière.
Nicolas Bérard
Note : à ce jour, 20 communes ont refusé l’installation du compteur Linky.
Pour connaître leurs démarches : http://www.lagedefaire-lejournal.fr/linky-et-les-contreurs-intelligents/.
Pour obtenir des courriers types : http://refus.linky.gazpar.free.fr
(1) Le Criirem (Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques) est une association loi 1901 à but non lucratif reconnue d’intérêt général.
Lire aussi : Compteurs électriques obligatoires « Linky » : 5 milliards pour du brouillard (06/2015)

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