Embrigadement : Ces Réunionnaises à l’épreuve de la radicalisation

Clicanoo.re 13/03/2016
Au même titre que les autres départements, La Réunion est touchée par le phénomène de radicalisation. Entre 100 et 200 cas ont été signalés (chiffres du 28 janvier 2016). Parmi eux, des femmes à différents stades de la radicalisation.
Les méthodes d’embrigadement employées par l’Etat Islamique ne diffèrent pas de celles en métropole. A une exception près, l’enrôlement ne se ferait pas dans les mosquées mais dans des sphères privées.

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Autres moyens, les réseaux sociaux sont de véritables terreaux pour les terroristes qui recrutent avec une facilité déconcertante. Anna Erelle, une journaliste française, en a fait l’expérience en se laissant approcher par Bilel, le bras droit d’Abou Bakr al-Baghdadi. Elle le raconte dans son livre intitulé «  Dans la peau d’une djihadiste  ». Comme cette journaliste, des Réunionnaises ont été approchées. Retour sur les méthodes dont ils usent pour convaincre.
« Le phénomène ne date pas des événements de Charlie Hebdo, mais c’est à ce moment-là qu’on a pris conscience qu’il y a une tendance vers l’islam radical. Après les attentats de janvier 2015, on a vu beaucoup de jeunes se convertir et tenir des discours radicaux. Mais on ne savait pas interpréter les signes de radicalisation à cette époque », explique un coordonnateur de dispositif de la prévention de la délinquance qui souhaite garder l’anonymat.
Proche de la jeunesse de son quartier, il a été témoin de changements de comportement « pas alarmants au premier abord ». Puis, il y a eu l’annonce de la mort présumée de Nassirdine M’Zé, un jeune de 23 ans. « Je le connaissais bien et pourtant, aucun signe ne laissait penser qu’il allait partir faire le djihad au Proche-Orient », explique ce coordonnateur.
Aujourd’hui, les signes de radicalisation sont encore plus difficiles à déceler. Si la longue barbe et la djellaba chez l’homme, ou le port du hijab, du niqab ou de la burka chez la femme ont été des signes visibles de radicalisation, ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Ils n’affichent plus les tenues vestimentaires traditionnelles de peur d’être catalogués. Ils s’habillent de façon moderne pour se fondre plus facilement dans la masse. En revanche, le processus de radicalisation se ressent dans le comportement. Chez les filles, elles ne sortent plus. On pourrait même dire qu’elles deviennent studieuses… Puis, elles ne veulent plus faire de sport, s’isolent, n’écoutent plus de musique et s’éloignent de leur cercle d’amis habituel. Chez les hommes également, on peut observer un bouleversement dans leurs habitudes : ils arrêtent de fumer, de boire et de parler aux filles », précise cet homme de terrain.
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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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