Tibet – Face à la Chine, le Tibet poursuit sa lutte pacifique

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Le Monde 22/03/2016

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Des manifestants participent à un rassemblement pour protester contre la répression chinoise au Tibet, jeudi 10 mars à Lafayette Square, à Washington. MANDEL NGAN / AFP
Pour eux, le combat continue. Dimanche, des dizaines de milliers de Tibétains de la diaspora étaient appelés aux urnes, de l’Australie aux Etats-Unis, pour élire leur « Sikyong » (dirigeant politique) et les 45 membres du Parlement en exil. Objectif : poursuivre leur « lutte non violente pour la liberté » vis-à-vis de la Chine. The Tibet Post
Depuis 1959, et le soulèvement de Lhassa en réaction à « l’occupation chinoise », les Tibétains regimbent régulièrement contre l’autorité de Pékin, accusé de réprimer d’une main de fer les croyances et les traditions bouddhistes. Certains réclament davantage d’autonomie, quand d’autres nourrissent ouvertement des velléités d’indépendance. Euronews
Chef spirituel du peuple tibétain, Tenzin Gyatso, âgé de 80 ans, vit lui-même en exil à Dharamsala (Inde), où il s’est réfugié il y a cinquante-sept ans. Mais le quatorzième dalaï-lama a renoncé à tout rôle politique en 2011, laissant la main à Lobsang Sangay.
Ce dernier, qui a fait une partie de ses études de droit à l’université Harvard, est donné favori du scrutin, dont les résultats ne devraient pas être connus avant avril.
A 48 ans, il plaide, comme son rival Penpa Tsering, président du Parlement en exil, pour une « voie médiane » (Umaylam) qui implique le maintien du dialogue avec les hiérarques chinois. Voice of America
Mais la jeune génération pourrait ne pas se montrer aussi patiente et être encline, à terme, à rompre avec cette approche conciliante, observe The Hindu.
En conséquence, la perspective d’un accord demeure lointaine. Principal obstacle : « le manque de confiance fondamental de part et d’autre », explique Robbie Barnett, directeur du programme d’études tibétaines modernes à l’université Columbia de New York, dans un entretien à La Libre Belgique. « Du côté chinois, il y a presque une compulsion pathologique à se méfier du dalaï-lama quoi qu’il dise », précise-t-il.
Le président Xi Jinping, dont certains membres de la famille sont bouddhistes – chose courante au sein des familles de l’élite chinoise –, pourrait-il faire bouger les lignes ? Pas sûr. « Je peux l’imaginer plus pragmatique qu’idéologue. Il pourrait modifier sa politique s’il pense que c’est sans danger. Mais il est très difficile de savoir ce qui va se passer », conclut M. Barnett.

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Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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